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Sommaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin bini (« deux ») qui donne le latin vulgaire *binare (« retourner la terre une seconde fois », « faire deux messes »).

Verbe 1 Modifier

 
Des travailleurs en train de biner.

biner \bi.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Agriculture) Soumettre une terre à une seconde façon.
    • Biner un champ.
  2. Travailler une terre de façon superficielle avec une binette pour l’aérer ou pour détruire les mauvaises herbes.
    • Ils arrivent par vagues successives à partir de mai pour démarier, puis biner deux fois les betteraves, certains repartent dans leur pays et reviendront au moment de l’arrachage, […]. — (Françoise Bourquelot, La main-d’œuvre saisonnière, à cent ans d’intervalle, dans deux secteurs de pointe de l’agriculture française, dans La moisson des autres: les salariés agricoles aux xixe et XXe siècles, sous la direction de Ronald H. Hubscher & ‎Jean Claude Farcy, Créaphis éditions, 1996, p.146)
    • J’aimais ça biner les betteraves, c’était mon dada, ma vie. C’était un plaisir pour moi de démarier les betteraves. On commençait le 15 avril. — (Catherine Vigor, Maurice : garde-chasse en Picardie, 2000, p. 24)
    • Avec un camarade et un cousin, il s’est fait engager à Ozoir-la-Ferrière, où il s’en va biner, pendant six semaines, la betterave. — (Rosa Moussaoui, Zéphyrin Camélinat (1840-1932) Un long chemin, de la commune au communisme, dans L’Humanité, 7 septembre 2011)

biner \bi.ne\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Religion) Célébrer deux messes, le même jour, dans deux endroits différents ou au même autel pour un prêtre, lorsque la nécessité l’exige → voir triner.
    • Dans sa correspondance avec son évêque, Sigogne demande la permission de biner dans la même église. — (Gérald C. Boudreau, Le père Sigogne et les Acadiens du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, 1992)
    • 10 En dehors de la fête de Noël le prêtre qui bine (ou trine), s’il applique une messe en justice (p. ex., pro populo), ne peut toucher d’honoraires pour sa seconde messe (ni pour la troisième) (C. 824, § 2). — (Émile Jombart, Manuel de droit canon)

DérivésModifier

TraductionsModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier