Voir aussi : énivrer

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIIe siècle)[1] Du latin inebriare (« enivrer »)[2] qui donne aussi la forme savante inébrier.

Verbe Modifier

enivrer \ɑ̃.ni.vʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’enivrer)

  1. Rendre ivre. — Note : On le dit proprement des boissons alcooliques.
  2. (Par extension) Causer, en parlant de certaines autres choses, un étourdissement, un trouble de la raison, semblable à celui qu’on éprouve dans l’ivresse.
  3. (Figuré) Enorgueillir.
    • Jamais je n’admirai rien de si héroïque, et David, quand il eut tué Goliath, ne dut pas avoir l’air plus enivré de triomphe. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
    • Or les responsables Verts, enivrés par leur succès, notamment en France, refusent de dire s’ils souhaitent gouverner avec la gauche ou la droite. — (Thomas Piketty, Thomas Piketty : « L’illusion de l’écologie centriste », Le Monde. Mis en ligne le 9 juin 2019)
    • Les louanges, les flatteries dont ils l’enivrent. — La prospérité enivre. — S’enivrer des éloges qu’on reçoit. — S’enivrer d’espérance. S’enivrer de la bonne opinion de soi-même.

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin inebriare (« enivrer »).

Verbe Modifier

enivrer \Prononciation ?\ transitif (voir la conjugaison)

  1. Enivrer.
    • Servir as feluns.... est ses saetes de sanc juste enivrer — (Th. le mart. 89, XIIe s.)
    • N'ai beu ne vin ne el [autre chose], par unt [par quoi] l'um se poisse enivrer — (Rois, XIIe s.)

Dérivés dans d’autres languesModifier

RéférencesModifier