Voir aussi : gener

Étymologie

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(Date à préciser) Dérivé de gêne, avec le suffixe -er.

gêner \ʒe.ne\ ou \ʒɛ.ne\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Incommoder quelqu’un ou quelque chose dont on empêche le libre mouvement, causer de la gêne, importuner, déranger.
    • Ce soulier me gêne.
    • Nous étions bien gênés dans cette voiture.
    • En vous gênant un peu vous pourrez tous tenir sur cette banquette.
    • Cette boucle est trop serrée : elle gêne la circulation du sang.
    • Il y a dans cette machine quelque chose qui en gêne les mouvements.
    • Gêner la circulation des voitures.
    • Gêner la navigation.
  2. Incommoder quelqu’un en lui causant quelque embarras.
    • Un malentendu existe entre lui et les simples mortels. […]. Il arbore superbement un scepticisme, un snobisme de décadence qui leur reste inaccessible et fermé. Son ironie naturelle les gêne et les déconcerte. Il est ennuyé, blasé ; […]. — (Anatole Claveau, Le Tout-Paris, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e édition, page 31)
    • En restant quelques jours chez lui, je craindrais de le gêner.
  3. (Sens figuré) Mettre quelqu’un dans un état pénible en l’obligeant de faire ce qu’il ne veut pas, ou en l’empêchant de faire ce qu’il veut.
    • Gêner le commerce, l’industrie.
    • Cet homme-là me gêne dans mes projets, me gêne.
    • La présence de cette femme me gênait, m’embarrassait, et je perdais contenance.
    • J’étais gêné par la crainte de lui déplaire.
    • Je ne veux point gêner votre inclination, vos penchants.
    • Cet architecte, cet ingénieur est gêné par le terrain, il ne pourra pas exécuter ce qu’il voudrait.
    • Cet orateur a été gêné par les circonstances dans lesquelles il parlait.

se gêner transitif (Pronominal)

  1. Ne pas prendre ses aises, se contraindre par discrétion ou par timidité.
    • « Ça ne durera pas toujours, songeait-il avec mélancolie ; eux aussi se gêneront d’être heureux quand il leur faudra travailler avec souci. » — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 125)
    • Pourquoi vous gêner ? Faites ici comme si vous étiez chez vous.
    • Je n’aime pas que l’on se gêne chez moi.
    • On ne doit pas se gêner entre amis.
    • Ne vous gênez point pour cela.
    • Elle ne s’est point gênée pour lui dire tout ce qu’elle en pensait.
  2. (Ironique)
    • Les canonniers allemands ne se gêneront pas pour tirer sur eux du haut du plateau... et sur nous en même temps... — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, tome 2, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 258)
    • Eh bien, ne vous gênez pas ! c’est pas à vous, ces cannes-là ! — (Eugène Labiche, Doit-on le dire ?, 1872)
  3. (Familier) et (Ironique),
    • Vous n’êtes pas gêné se dit à quelqu’un qui en use trop librement, d’une manière indiscrète.
  4. Réduire à une certaine pénurie d’argent.
    • Cette dépense me gênera beaucoup.
    • Je suis fort gêné dans ce moment-ci.
    • Elle s’est gênée pour vous obliger.

Dérivés

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Traductions

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Prononciation

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Anagrammes

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Voir aussi

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  • gêner sur le Dico des Ados  

Références

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