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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Début du XIIIe siècle) Faisait refrait (« mélodie », « répons liturgique », au figuré « propos répétés, pensées constantes ») en ancien français, déverbal de refraindre (« briser », « réprimer, modérer », « moduler [la voix] », « retentir, entonner ») lui-même du latin populaire *refrangere, réfection sur frangere de refringere.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
refrain refrains
\ʁə.fʁɛ̃\

refrain \ʁə.fʁɛ̃\ masculin

  1. Un ou plusieurs mots qui se répètent à la fin de chaque couplet d’une chanson, d’une ballade, d’un rondeau, etc.
    • Et, au moment où je sors, j’entends un refrain d’opérette s’échapper de la bouche en cœur de M. Caterna. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, ch. VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • S’accompagnant de son gimbri, il nous chante, d’une voix tantôt gutturale, tantôt nasillarde, d’interminables mélopées, que l’assistance reprend aux refrains avec des battements rythmiques des mains. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Ernest Leroux, Paris, 1904, page 33)
    • Heureux comme un prince, il s’engagea dans le bois par le sentier de la Côte se tenant à quatre pour ne pas entonner son refrain favori . — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Depuis l’Argonne de 1914, le chant d’abeilles des balles s’est inscrit dans mes circonvolutions cérébrales comme, dans la cire d’un disque, un refrain prêt à jouer dès le premier tour de manivelle […]. — (Marc Bloch, L'étrange défaite : La déposition d'un vaincu, 1940, FolioHistoire Gallimard, 1990, page 86)
    • Il avait fait considérablement pire avec un 45 tours dont le refrain était : « Ah ce qu’il est joli le petit Rocheteau », un nanar de niveau olympique, mais tout marchait, tout se vendait, même n’importe quoi, surtout n’importe quoi. — (Vincent Duluc, Un printemps 76, Éditions Stock, 2016)
  2. (Figuré) (Familier) Ce qu’une personne ramène sans cesse, à toute occasion, dans ses propos.
    • Oui, oui, on connaît bien ce discours. C’est le vieux refrain de l’éducation progressiste. Mais on a déjà essayé de l’appliquer et ça n’a pas marché. — (Seymour Papert, trad. Étienne Cazin, L’enfant et la machine à connaître : Repenser l’école à l’ère de l’ordinateur, Dunod, Paris, 1994, page 25)
    • Qu’il suffise de dire que c’était le moment où « la paix négociée » était le refrain rabâché par les ennemis de l’Angleterre. — (Agatha Christie, Les Enquêtes d’Hercule Poirot, 1968, L’Enlèvement du Premier ministre (nouvelle))
    • Je passai les heures qui suivirent à rédiger des missives à ce joueur de golf. Monsieur Saito rythmait ma production en la déchirant, sans autre commentaire que ce cri qui devait être un refrain. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Albin Michel, 1999, page 11)
  3. (Marine) (Rare) Retour des houles ou grosses vagues qui viennent se briser contre les rochers.

TraductionsModifier

AnagrammesModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • refrain sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

refrain \Prononciation ?\ masculin

  1. Refrain.
    • Dit au refrain de la chançon — (Meraugis de Portlesguez, édition de Michelant, page 127, début du XIIIe siècle. La variante du manuscrit du Vatican est refret de la chançon.)

SynonymesModifier

RéférencesModifier

AnglaisModifier

ÉtymologieModifier

(Nom) Du français refrain.
(Verbe) De l’ancien français refraindre.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
refrain
\rɪˈfreɪn\
refrains
\rɪˈfreɪnz\

refrain

  1. Refrain, vers répétés à intervalles réguliers dans une chanson ou un poème.

Verbe Modifier

refrain intransitif

  1. Refréner.
    • Please refrain from talking during the performance.
  2. (Soutenu) Ne pas s’autoriser une action que l’on souhaiterait faire pour des raisons de prudence, de bienséance etc., s’abstenir de, s’interdire de, ne pas s’autoriser à. Note : suivi de from + V-ing.
    • Among other public buildings in a certain town, which for many reasons it will be prudent to refrain from mentioning, and to which I will assign no fictitious name, there is one anciently common to most towns, great or small: to wit, a workhouse. — (Charles Dickens, Oliver Twist, 1838, chapitre 1)
      Parmi les divers monuments publics qui font l’orgueil d’une ville dont, par prudence, je m’abstiendrai de dire le nom, et à laquelle je ne veux pas donner un nom imaginaire, il en est un commun à la plupart des villes grandes ou petites : c’est le dépôt de mendicité.
  3. Interrompre une action commencée et que l’on ne s’autorise pas à poursuivre.

SynonymesModifier

PrononciationModifier