FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Du latin glaucus (« bleu-vert ») emprunté au grec ancien γλαυκός, glaukós (« brillant, d'un bleu-gris ou bleu-vert ») provenant du nom du dieu grec Γλαῦκος, Glaûcos, divinité marine.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin
et féminin
glauque glauques
\glok\

glauque \ɡlok\ masculin et féminin identiques

  1. De la couleur vert moyen tirant sur le bleu comme la mer. #649B88
  2. (Botanique) Qui est de couleur vert bleu.
    • Une végétation glauque avait envahi le fromage que Mochkou m’apporta. — (Chevalier Léopold de Sacher-Masoch, « Don Juan de Kolomea », in Contes Galiciens, traduction anonyme de 1874)
  3. Qui n’a pas d’éclat, qui est sombre, malsain ou terne.
  4. Qui donne une impression de tristesse ; qui inspire la méfiance.
    • Pour moi, l'amour, ce sont des alcôves et le trouble des interdits. L'amour doit être quelque chose de glauque et de caché. — (Serge Gainsbourg, Pensées, provocs et autres volutes)
  5. Sombre au sens où on ne voit pas bien, qu'il peut y avoir anguille sous roche.
    • « C’est très glauque ce qui se passe dans ce type de collèges privés non subventionnés » : un responsable dans l’un des établissements au cœur de la récente controverse sur les tactiques employées pour attirer des milliers d’étudiants étrangers, particulièrement de l’Inde, a accepté de témoigner sous le couvert de l’anonymat, par crainte de représailles. — (Romain Schué, « « Horrible », « inadmissible » : des témoins décrivent les coulisses de collèges privés », site radio-canada.ca, 28 novembre 2020)

SynonymesModifier

Inspire la tristesse, la méfiance (sens (3), (4) et (5))

AntonymesModifier

Pour les sens (3), (4) et (5)

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

Nom commun Modifier

Singulare tantum
glauque
\glok\

glauque \ɡlok\ masculin, au singulier uniquement

  1. Cette couleur elle-même.
    • À cette fin d’automne, repassent et se marient en une rémittence les souvenirs. C’est le glauque du Rhin se grisant sous les sureaux et les saules ; c’est les botticelliennes aux grâces variantes, enrobantes, emmitonnantes, qu’on sent bouger, refuir. Et les eaux tavelées et lavées du Rhin et les femmes de Botticelli glissent, en leur analogie, entre des ramages et des brises. — (Francis Poictevin, Ombres, Alphonse Lemerre, Éditeur, Paris, 1894)

PrononciationModifier

Voir aussiModifier