Voir aussi : Malheur

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Univerbation de mal et de heur.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
malheur malheurs
\ma.lœʁ\

malheur \ma.lœʁ\ masculin

  1. Mauvaise fortune ; mauvaise destinée.
    • Quand on a eu le malheur de rencontrer le regard de cet œil malfaisant. — (Le monde dramatique, Volume 3, Gregoire, 1836)
    • Le malheur et la mélancolie sont les interprètes les plus éloquents de l'amour, et correspondent entre deux êtres souffrants avec une incroyable rapidité. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Malheur dieu pâle aux yeux d'ivoire
      Tes prêtres fous t’ont-ils paré
      Tes victimes en robe noire
      Ont-elles vainement pleuré
      Malheur dieu qu il ne faut pas croire.
      — (Guillaume Apollinaire; « La Chanson du mal-aimé » in Alcools -1913)
    • Il aimait tant la mort, les poignards, les croix et les tombes, le poison, le vent dans les cheveux et ces manteaux qu’on drape d’un coup dans les tragédies romantiques, qu’il eût inventé le malheur plutôt que d’accepter l’idée de ne point en périr un jour. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 49)
    • Mais pourtant cette femme si ferme, si solide, le voit. Elle voit le malheur sur moi, comme elle voit « mes deux yeux sur ma figure ». Personne d’autre ici ne le sait, ils ont tous autre chose à faire. Mais elle qui m’observe, elle l’a reconnu, c’est bien lui : le malheur qui s’abat sur les enfants dans les livres dans Sans Famille, dans David Copperfield. Ce même malheur a fondu sur moi, il m’enserre, il me tient. — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, pages 121-122)
  2. Accident fâcheux ; désastre.
    • […], mais ce n’est que le commencement de plus grands malheurs : ces Prussiens, ces Autrichiens, ces Russes, ces Espagnols, et tous ces peuples que nous avons pillés depuis 1804, vont profiter de notre misère pour tomber sur nous. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • Des prêtres prêchaient que les malheurs du pays étaient la conséquence des hérésies et de la négligence des devoirs religieux. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Le bruit, les allées et venues des gens m'alertèrent. J'accourus avec un funèbre pressentiment, sans toutefois penser à un malheur aussi terrible. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
  3. (Figuré) Ce qui est regrettable dans une chose.

DérivésModifier

Proverbes et phrases toutes faitesModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

PrononciationModifier


TraductionsModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

NéerlandaisModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

malheur \Prononciation ?\ neutre/masculin

  1. (Gallicisme) Malheur.
    • de Europese Unie had toch regels om deze malheur te voorkomen : l’Union européenne avait pourtant des règles pour prévenir ce malheur

SynonymesModifier

Taux de reconnaissanceModifier

En 2013, ce mot était reconnu par[1] :
  • 80,3 % des Flamands,
  • 70,5 % des Néerlandais.

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. Marc Brysbaert, Emmanuel Keuleers, Paweł Mandera et Michael Stevens, Woordenkennis van Nederlanders en Vlamingen anno 2013: Resultaten van het Groot Nationaal Onderzoek Taal, Université de Gand, 15 décembre 2013, 1266 p. → [lire en ligne]