FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’ancien français musel, diminutif de muse, du latin populaire mūsum, d'origine obscure.
Dans le Thresor de la langue française de Jean Nicot (1606), signifie « la partie du visage qui comprend les lèvres », inclut le nez pour les animaux.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
museau museaux
\my.zo\
 
Le museau d'un chat. (1)

museau \my.zo\ masculin

  1. Partie de la tête de certains animaux, qui comprend la gueule et le nez (surtout lorsque cette partie est pointue).
    • Contre sa jambe trottinait son chien « Lirot », un fort mâtin à museau aigu, à poil d’hyène, hérissé de piquants noirs de l’échine au panache. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, 1910, chapitre 2)
    • Museau de brochet, de requin.
  2. (Familier) Visage en parlant des personnes, mais seulement par mépris ou par plaisanterie.
    • Quand je vois maintenant passer une poutrône
      Qui se teint la tignasse et se peint le museau,
      C’est à courir piquer sa tête dans le Rhône
      Pour se désemplâtrer et se rincer la peau.
      — (Joanny Gonindard, Au gré du vent, 2016)
  3. (Ironique) (Populaire) Homme qui fait l’agréable.
    • Voilà encore un beau museau, un plaisant museau.

Apparentés étymologiquesModifier

DérivésModifier

Proverbes et phrases toutes faitesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

Interjection Modifier

museau

  1. (Argot polytechnicien) (Désuet) Interjection qui signifie « taisez-vous ! », « taisons-nous ! » ou « cessez de faire du bruit ! », « cessons de faire du bruit ! ».