Voir aussi : Ruelle, ruellé

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(c. 1140)[1] Du moyen français ruelle, lui-même de l’ancien français ruele[1]. Diminutif de rue avec le suffixe -elle[1].

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
ruelle ruelles
\ʁɥɛl\
 
Une ruelle (sens 1.a) de Montréal
 
Panneau d'une ruelle (sens 1.a) en France.

ruelle \ʁɥɛl\ féminin

  1. Petite rue étroite.
    • Cette nuit-là, donc, le vent s’engouffrait violemment dans les espèces de ruelles de ce lugubre quartier ; […]. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, §.1, 1842-1843)
    • Et puis voici un populeux village, un village compact, ramassé, aux ruelles étroites et tortueuses, sans jardins, sans courtils, un village serré autour de son antique clocher. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    1. (Québec) Voie de desserte parallèle aux rues sur laquelle donnent la cour arrière des maisons.
  2. (Figuré) Espace qu’on laisse entre un des côtés du lit et la muraille.
    • Alors le valet le prit par le bras et le secoua, doucement d’abord, plus fort ensuite ; pour tout mouvement, le vicomte se retourna du côté de la ruelle sans se réveiller. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
    • L’État règne. […]. Jusque dans la ruelle du lit, il faut qu’il exerce ou délègue son autorité stérilisante. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l’amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
    • La victime, face contre terre, était coincée dans la ruelle du lit, fesses en l’air. Pas besoin d’être diplômé de la faculté Xavier-Bichat pour comprendre qu’il était raide mort. — (Patrick de Funès, Médecin malgré moi, 2008)
  3. (En particulier) (Désuet) Chambre à coucher, alcôve de certaines dames de qualité, qui servait de salon de conversation.
    • Un alcoviste qui se respecte offre à la souveraine de la ruelle qu’il fréquente des divertissements souvent assez coûteux. — (Félix Hémon, Cours de littérature à l’usage des divers examens: Parties 5 à 6, 1893)
    • Las ! il arrive trop tard : celui-ci vient d'être octroyé à un bel esprit de la Cour, melliflue à souhait, et dont l'éloquence vive et légère fait l'admiration des ruelles. — (Jean-Michel Royer, François Mitterrand élu à L'Académie française : discours de réception et autres textes de circonstance, Paris : chez Balland, 1989)
    • Tu mettrais l’univers entier dans ta ruelle,
      Femme impure ! L’ennui rend ton âme cruelle.
      — (Charles Baudelaire, Les fleurs du mal)

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   ruelle figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : voie urbaine.

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

Forme de verbe Modifier

Voir la conjugaison du verbe rueller
Indicatif Présent je ruelle
il/elle/on ruelle
Imparfait
Passé simple
Futur simple
Subjonctif Présent que je ruelle
qu’il/elle/on ruelle
Imparfait
Impératif Présent (2e personne du singulier)
ruelle

ruelle \ʁɥɛl\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe rueller.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe rueller.
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe rueller.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe rueller.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe rueller.

PrononciationModifier

Prononciation manquante. (Ajouter)

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

AngevinModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
ruelle ruelles
\Prononciation ?\

ruelle \Prononciation ?\

  1. (Boucherie) Rouelle (de veau, etc.).

RéférencesModifier

  • Charles Ménière, Glossaire angevin étymologique comparé avec différents dialectes, Lachèse et Dolbeau, Angers, 1881, page 191 à 562, p. 202 → [version en ligne]