Voir aussi : Stade

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin stadium issu du grec ancien στάδιον stadion (« mesure de 600 pieds grecs ou 625 pieds romain, champ de course de cette longueur », étymologiquement, en grec « [mesure] fixée, déterminée »), forme neutre de στάδιος, stadios (« stable, ferme, qui tient debout ») qui explique le sens médical. La racine indoeuropéenne en est *sta (« être debout ») dont sont issus, entre autres, le latin stare, l’anglais stand, etc.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
stade stades
\stad\
 
Un stade. (3)

stade \stad\ masculin

  1. (Antiquité grecque) Mesure de longueur valant à peu près 180 mètres.
    • Le stade grec ou italique, stade primitif, stadion, dont 8 ⅓ formaient le mille, se divisait en 6 plèthres = 10 amma = 60 acènes = 100 orgyies = 120 bême-diploun ou pas doubles = 240 bême-aploun = 400 coudées naturelles = 600 pieds.
      Le stade olympique faisait 400 coudées olympiques = 600 pieds olympiques.
      Le stade pythique ou delphique de 1000 pieds delphiques était de même valeur que le stade olympique.
      — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
    • Aristote, d’après certains savants de son époque, considérait le stade, ou coudée égyptienne au temps de Sésostris, comme formant la cent millième partie du pôle à l’équateur. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
    • Or, depuis Abydos jusqu’à la côte opposée, il y a un trajet de sept stades. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 2)
  2. (Par extension) Carrière ou enceinte ayant cette longueur et où les Grecs s’exerçaient à la course.
    • Il est probable que, sans avoir construit d’édifices qui puissent se comparer aux cirques-hippodromes romains, les artistes grecs de la force et de l'agilité se sont produits autant sur les places publiques que dans les stades, comme celui d'Olympie, […]. — (Encyclopaedia universalis, tome 5, 1990, page 928)
    • Courir dans le stade.
    • Gagner le prix du stade.
  3. (Sport) (Par métonymie) Bâtiment qui entoure ce terrain de sport où se déroulent des compétitions sportives.
    • Le stade de France.
  4. (Médecine) Période ou degré d’une maladie intermittente.
    • Cette maladie est à un stade avancé.
  5. (Par extension) Degré ou palier dans une évolution.
    • L’efficacité parasitaire des adultes peut se trouver limitée par la rupture de la coïncidence spatio-temporelle entre le stade réceptif des hôtes (œufs en cours d’embryogenèse) et le stade agressif du parasitoïde (Nenon, 1974). — (Annales de zoologie, écologie animale, volume 10, Institut national de la recherche agronomique, 1978, page 539)
    • Une partie des larves des deuxième et troisième stades et toutes celles du quatrième stade hivernèrent. — (Revue de pathologie végétale et d’entomologie agricole de France, volumes 29-30, 1950, page 113)
    • Le médecin traitant et le pneumologue en particulier ont donc un rôle important, en liaison avec le médecin du travail pour intervenir à tous les stades de la prévention primaire, secondaire et tertiaire vis-à-vis des risques respiratoires d’origine professionnelle. — (Dominique Choudat, « Risques professionnels et leur prévention », dans Pneumologie, sous la direction de Gérard Huchon, Éditions Masson, 2001, page 37)

NotesModifier

La mesure de longueur était de genre féminin jusqu’au XIXe siècle[1] (exemple : Dissertation sur l’Atlantide sur Wikisource).

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • stade sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

BretonModifier

Forme de verbe Modifier

stade \ˈstɑː.de\

  1. Troisième personne du singulier de l’imparfait de l’indicatif du verbe stadañ/stadiñ.