Étymologie

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De rein.

éreinter \e.ʁɛ̃.te\ transitif ou pronominal 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’éreinter)

  1. (Désuet) Déformer, blesser en rompant les reins.
    • Si vous lui mettez un fardeau si pesant sur le dos, vous l’éreinterez.
  2. Fatiguer à l’excès, harasser, exténuer.
    • Il éreinte tous ses employés.
    • Il s’éreinte à travailler.
    • Il était dix heures moins dix, lorsque nous sommes revenus à la gare, absolument éreintés, car la promenade a été rude, absolument essoufflés, car la chaleur est très forte. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre XXIII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
  3. (Sens figuré) Critiquer avec violence une œuvre d’esprit, une personne.
    • La critique a éreinté la mise en scène.
    • Ma politique tenait tout entière dans cette question : « Qui vais-je encore éreinter aujourd'hui ? » Yves Mirande, qui fut l'une de mes victimes, m'offrit un jour la radiographie encadrée de ses reins avec cette dédicace : « À l'homme qui m'a le plus éreinté. » — (Henri Jeanson, Soixante-dix ans d'adolescence, Stock, Le Livre de Poche, 1971, page 141)
    • Aurait-il fallu l’éreinter à l’époque parce qu’il était « séparatiste ». — (Réjean Tremblay, « Les droits de Bobby Orr », dans Le journal de Montréal, 3 novembre 2020)
  4. (Sens figuré) Ruiner.
    • De patrimoine, il n’en a jamais eu, et si depuis douze ou quinze ans il a pu dépenser cent cinquante mille francs par an, c’est un tour de force qui l’a éreinté. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)

Traductions

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Prononciation

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Anagrammes

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Références

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