sympathie

Voir aussi : Sympathie

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin sympathia, lui-même du grec ancien συμπάθεια, sympátheia.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
sympathie sympathies
\sɛ̃.pa.ti\

sympathie \sɛ̃.pa.ti\ féminin

  1. Penchant instinctif qui attire des personnes les unes vers les autres.
    • Ce point de sympathie n’empêchait pas cependant qu’on aperçût entre elles des différences assez remarquables. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
    • Son chapeau mou rabattu sur les yeux, sa grosse figure joviale et colorée, son foulard, son manteau marron et je ne sais quelle familiarité courtoise et bon enfant lui assuraient partout la sympathie. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
  2. L’accord avec le sentiment d’autrui, le pouvoir que nous avons de participer aux peines et aux plaisirs les uns des autres. Syn. : empathie
    • Maintenant, j'acquiers la délicieuse preuve de la constante sympathie de nos cœurs, mais je fuirai... — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Et allez-y sans esprit critique, avec un parti pris de bonne humeur, d'urbanité et de sympathie communiquante. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
  3. Bienveillance.
    • Parfois, quand tous ces grotesques tapaient à bras raccourcis sur la République, on voyait ses yeux rire sans que ses lèvres perdissent leur moue d’homme grave. Sa façon recueillie d’écouter, sa complaisance inaltérable lui avaient concilié toutes les sympathies. On le jugeait nul, mais bon enfant. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 97)
    • – Nom d’un chien ! – marmonna-t-il. – Je n’ai aucune sympathie pour les cadavres… J’aimerais mieux, ma foi, que l’individu fût vivant. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 331 de l’éd. de 1921)
    • […]; le bioéthicien et philosophe aux sympathies gauchistes Peter Singer invite, dans A Darwinian Left, la gauche à adopter des objectifs tenant compte des avancées de la sociobiologie. — (La démagogie est-elle génétique ?, dans Le Québec sceptique, n°58, p.17, automne 2005)
    • J'ai repris mes anciennes habitudes. Je sors le soir dans les bars pour rencontrer des gens, y aller à la cool pour m’attirer leur sympathie et essayer d'obtenir des informations, prendre la température du territoire, bref chercher si possible de nouveaux tontons. — (Pierre Folacci, Condé : Un flic à la PJ, La Manufacture de livres, 2017)
    • Contraint mais pas forcé, l'ancien champion se lance à corps perdu dans le projet, joue de la sympathie dont il jouit partout, notamment au CIO, pour faire passer les messages parisiens, transforme la maire Anne Hidalgo, longtemps réticente, en passionaria du dossier. — (JO-2024: les fabuleux destins de Tony Estanguet, AFP le 14.09.2017, sur le site de Challenges(www.challenges.fr))
  4. (Musique) État de deux cordes, ou plus généralement de deux corps sonores, dont le second se met à résonner lorsque le premier produit un son.
    • Il y a sympathie entre les cordes de même son. Cela est certain, puisqu’elles agissent les unes sur les autres; car c’est ce que ce mot signifie. — (Nicolas Malebranche, Entretiens sur la métaphysique, 1688)
    • Il aborde le sujet par ce qu’on appelle la vibration par sympathie, c’est-à-dire la résonance d’une corde tendue, lorsqu’une vibration sonore est produite dans son voisinage par une corde de même longueur, ou d’une longueur multiple. — (François Baskevitch, L’élaboration de la notion de vibration sonore : Galilée dans les "Discorsi", Revue d'histoire des sciences 2007/2, Armand Colin)

NotesModifier

  • En français, dans le langage courant, le mot « sympathie » a conservé son sens étymologique, issu du grec sumpatheia, « affinité naturelle ». Éprouver de la sympathie envers quelqu'un signifie que l'on ressent une certaine affinité avec cette personne, que l'on se sent en accord avec ses sentiments, et qu'on la considère avec bienveillance. La sympathie nous ouvre à l'autre et amenuise les barrières qui nous séparent de lui. Lorsque l'on dit à quelqu'un : « Vous avez toute ma sympathie », cela indique que l'on comprend les difficultés dans lesquelles se trouve la personne et que l'on convient que ses aspirations à s'en affranchir sont justifiées, ou encore qu'on lui manifeste un soutien bienveillant.
    Mais Darwin ainsi que certains psychologues, comme Nancy Eisenberg, une pionnière de l'étude de l'altruisme, définissent plus précisément la sympathie comme la sollicitude ou la compassion pour une autre personne, sentiment qui nous amène à souhaiter qu'elle soit heureuse ou que son sort s'améliore.
    — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, p. 51)

DérivésModifier

AntonymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Voir aussiModifier

  • sympathie sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

NéerlandaisModifier

ÉtymologieModifier

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Nom commun Modifier

sympathie

  1. Sympathie.

SynonymesModifier

Taux de reconnaissanceModifier

En 2013, ce mot était reconnu par[1] :
  • 97,8 % des Flamands,
  • 99,3 % des Néerlandais.

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. Marc Brysbaert, Emmanuel Keuleers, Paweł Mandera et Michael Stevens, Woordenkennis van Nederlanders en Vlamingen anno 2013: Resultaten van het Groot Nationaal Onderzoek Taal, Université de Gand, 15 décembre 2013, 1266 p. → [lire en ligne]