Voir aussi : calicé

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Nom 1, interjection) Du latin calix (« pot, vase, marmite, calice »).
(Nom 2) Du latin calyx (« enveloppe de la fleur, écorce du fruit, écaille »).

Nom commun 1 Modifier

Singulier Pluriel
calice calices
\ka.lis\
 
Un calice (sens 1)
 
Armoiries avec 5 calices (sens héraldique)

calice \ka.lis\ masculin

  1. (Catholicisme) Vase sacré dans lequel est consacré le vin, à la messe.
    • J’ai dit la messe dans le calice de saint Charles portant cette devise : qui sitit, veniat ad me et bibat, ne ultra sitiat.
      source
    • Le prêtre ouvrit le calice ; il prit entre ses deux doigts une hostie blanche comme la neige, et s’approcha d’Atala, en prononçant des mots mystérieux. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
    • Le vol des choses consacrées à Dieu était un sacrilège, parce que ce vol renfermait une profanation de choses saintes : tel était le vol des calices, ciboires, reliques, images et même des troncs d’église. — (Adolphe Chauveau & ‎Faustin Hélie, Théorie du Code pénal, Bruxelles : Imprimerie typographique belge, 1844, vol.3, page 40)
    • Après la communion le prêtre présente le calice au servant, qui y verse un peu de vin pour l’ablution du calice. — (R. Décrouille, Méditations sur l’Ordinaire de la Messe d’après la Liturgie du Sacrifice, Duvivier, 1919, page 34)
    • Le prêtre se répand en génuflexions. Le voilà qui élève le calice, très haut, figé dans sa chasuble : […]. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 249)
    • (Par analogie)Lorsque tous les nouveaux membres eurent bu, Bendix leva le calice pour porter un toast.
      — Ils ont goûté au Feu de l’Illumination ! Bienvenue parmi les Péithologiens, nouveaux Poètes et Aventuriers !’
      — (Melissa de La Cruz, Bloody Valentine, dans la série : Les vampires de Manhattan, traduit de l’anglais (américain) par Valérie Le Plouhinec, Albin Michel (collection Wiz, 2011, chap. 4)
  2. (Anatomie) Partie du rein véhiculant l’urine.
  3. (Héraldique) Meuble représentant le vase du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté de profil avec un renflement dans le tiers supérieur pied. À rapprocher de ciboire, coupe et hanap.
    • D’argent à la croix de gueules chargée de 5 calices d’or, qui est de la commune de Saint-Calixte au Québec — (→ voir illustration « armoiries avec 5 calices »)

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

Interjection Modifier

calice \kɑːlis\

  1. (Québec) (Vulgaire) Juron, sacre manifestant la colère ou l’indignation.
    • Calice, encore le téléphone qui sonne !
  2. (Suivi de de, pour qualifier un nom) Foutu.
    • Si au moins tu te renouvelais de temps en temps, ça ferait changement, mais non. Toujours les mêmes mots, toujours la même calice d’affaire ! — (Patrick Senécal, Aliss, Éditions Alire, Québec, 2000, page 374.)

VariantesModifier

SynonymesModifier

DérivésModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
calice calices
\ka.lis\
 
Le calice de ces pissenlits est la partie verte qui joint les pétales à la tige.

calice \ka.lis\ masculin

  1. (Botanique) Ensemble des sépales qui soutient la corolle (les pétales).
    • Ainsi la fleur de l’hémérocalle, qui referme son calice pendant la nuit, ne répand ses parfums qu’aux premiers rayons de la lumière. — (François-René de Chateaubriand, Natchez)
    • Délicat de formes, gracieux de pose, doucement coloré, ne frissonnant pas hors de l’eau, peut-être parce qu’il évitait l’ombre et courait toujours au soleil, Louis ressemblait à ces fleurs prévoyantes qui ferment leurs calices à la bise, et ne veulent s’épanouir que sous un ciel pur. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
    • Oh ! la terre, - murmurai-je à la nuit, est un calice embaumé dont le pistil et les étamines sont la lune et les étoiles ! — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
    • La nature, pimpante et piquante comme une brune au printemps, devient mélancolique et douce comme une blonde, les gazons se dorent, les fleurs d’automne poussent leurs pâles corolles, ce n’est plus les marguerites qui percent les pelouses de leurs yeux blancs, mais de rares calices violâtres. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre septième)
  2. (Par analogie)
    • Sur le troisième palier donnaient les cabinets d’aisance, dont la porte grande ouverte laissait voir, à côté du siège, une vase haut de forme en terre jaune, du calice duquel sortait le manche d’un petit balai. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)

AntonymesModifier

Ensemble des sépales :

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Modifier la liste d’anagrammes

Voir aussiModifier

ItalienModifier

ÉtymologieModifier

Du latin calix.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
calice
\ka.ˈli.t͡ʃe\
calici
\ka.ˈli.t͡ʃi\

calice \ka.ˈli.t͡ʃe\ masculin

  1. Calice, coupe, gobelet.
  2. (Botanique) Calice.

SynonymesModifier

Voir aussiModifier

  • calice sur l’encyclopédie Wikipédia (en italien)  
  • calice dans le recueil de citations Wikiquote (en italien)  

LatinModifier

Forme de nom commun Modifier

calice \Prononciation ?\

  1. Ablatif singulier de calix.