particularisme

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Siècle à préciser) Du latin particularis (« particulier ») et -isme.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
particularisme particularismes
\paʁ.ti.ky.la.ʁism\

particularisme \paʁ.ti.ky.la.ʁism\ masculin

  1. (Religion) Doctrine qui enseigne que Jésus-Christ est mort pour les élus, et non pour tous les hommes en général.
    • L’église catholique réprouve le particularisme.
  2. (Politique) Sentiment d’une population qui, englobée dans un État, prétend y conserver ses traditions, ses usages et même y obtenir l’autonomie.
    • Nous laissons beaucoup trop les Alsaciens « cuire dans leur jus », nous les abandonnons trop à l’horizon confiné de ce couloir d’entre Vosges et Rhin où la fermentation d’un particularisme fanatique finit par exhaler une agressive odeur de renfermé. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Mais là tient l’ambiguïté de l’œuvre révolutionnaire : en pourchassant les particularismes, elle les révèle ; en simplifiant brutalement l’espace français, elle le complique à l’infini ; en combattant la différence régionale au nom de la raison, elle invente le régionalisme du sentiment. — (Mona Ozouf, Composition française, Gallimard, 2009, collection Folio, page 212)
  3. (Par extension) Volonté jalouse d’un peuple de maintenir et d’affirmer son caractère national.

TraductionsModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier