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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin populaire *vomīre, en latin classique vomĕre, d’une racine indo-européenne *wem- (en) (même sens) dont est aussi issu le grec ancien ἐμέω, eméô (« vomir »), le sanskrit वमति, vamati (même sens).

Verbe Modifier

vomir \vɔ.miʁ\ ou \vo.miʁ\ 2e groupe (voir la conjugaison) transitif

  1. Rejeter convulsivement par la bouche des matières contenues dans l’estomac.
    • Il a vomi de la bile.
    • Qu’ils étaient beaux vraiment ces vieux dragons horrifiques, endentés jusqu’au fond de la gueule, vomissant des flammes, couverts d’écailles, […] — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 209, 2012)
    • Mon père, en veston d’intérieur, détenait le remède, petit flacon rempli d’un liquide brunâtre qui, disait-il, contenait une plume qui me chatouillerait la gorge, de manière à me faire vomir. Je ne n’aimais pas prendre le vomitif, mais l’idée de la plume m’amusait. ; l’idée aussi d’être le personnage central du drame qui se jouait, en plein milieu de la nuit, avec ma mère assise comme un matrone antique tout près du métal bleu de la « Radieuse » et mon père cherchant l’ipeca parmi les ornements torses du buffet Henri II. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, pages 65-66.)
    • (Absolument)Pas ramenard pour autant, mais je vomissais qu’une ou deux fois par voyage, pas plus. Quand le pharynx constrictait un chouia, que l’épiglotte yoyotait, j’essayais de penser à France, à petit Fernand, au Samson et à l’Amalthée. — (Gérard-Fernand Bianchi, Brune intestine, éditions Éphémère/Lulu.com, 2015, p. 511)
  2. (Figuré) Rejeter au-dehors.
    • D’ailleurs, Bakou possède des quartiers, qui sont bien russes de mœurs et d’aspect, […], et au bout de ces rues, un port moderne, dont l’atmosphère s’encrasse des fumées de la houille, vomies par la cheminée des steamers. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, ch. III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • À cet instant la porte de la cour vomit un petit homme au visage blême et grêlé, […]. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • Le filet […] vient crever sur le pont, vomissant des nuées de poissons. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération du 29 novembre 2010, p.30-31)
  3. (Figuré) Proférer avec violence.
    • Vomir des insultes.
  4. (Figuré) Rejeter violemment, avoir en exécration.
    • Baptiste Coulmont se souvient ainsi d’un Johnny devenu Philippe. Il vomissait ce prénom, trop connoté « Idole des jeunes ». — (Nina Gheddar, Un prénom comme on veut ?, Vosges Matin, 15 mai 2016)

Variantes orthographiquesModifier

  • vômir (orthographe ancienne, qui n’est plus utilisée)

SynonymesModifier

rejeter avec violence

DérivésModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

OccitanModifier

 

ÉtymologieModifier

Du latin populaire *vomīre, en latin classique vomĕre, d’une racine indo-européenne *wem- (en) (même sens) dont est aussi issu le grec ancien ἐμέω, eméô (« vomir »), le sanskrit वमति, vamati (même sens).

Verbe Modifier

vomir \buˈmi\ (graphie normalisée) 3e groupe (voir la conjugaison)

  1. Vomir.

SynonymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

Variantes dialectalesModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier