Annexe:Paronymes en français

Exemples de paronymesModifier

ParonomaseModifier

En rhétorique, la figure de style qui consiste à rapprocher des paronymes au sein du même énoncé est la paronomase (anciennement paronomasie[1]). De par son pouvoir fortement accrocheur, elle est amplement utilisée dans les textes de Rap et dans tout ce qui a vocation à être court tout en étant efficace : les publicités, les proverbes, les titres, etc.

Exemples de paronomasesModifier

  • Qui se ressemble s’assemble
  • Comparaison n’est pas raison
  • Qui vole un œuf vole un bœuf
  • Traduttore, traditore (en italien : « Traducteur, traître » - repris en français sous la forme : « Traduire, c’est trahir »)
  • Ad augusta per angusta (en latin : à de grands résultats par des voies étroites)
  • Et l’on peut me réduire à vivre sans bonheur,
    Mais non pas me résoudre à vivre sans honneur. — (Pierre Corneille, Le Cid)
  • Le lapin dit “Si tu as mal à droite” / L’appendicite : tu as mal à droite — (Gérald Genty)
  • Les conflits prolifèrent dans les zones pétrolifères — (Fonky Family, La Guerre)
  • Alors on vit en refusant l’aumône, en refaisant le monde — (Sinik, Rue des Bergères)
  • Je rappe comme si je revenais de l’au-delà, mec
    Je veux mourir en paix comme ceux qui ont bu l’eau de la Mecque — (Seth Gueko, Avocat libre)
  • Comme la vie est lente ; et comme l’espérance est violente — (Guillaume Apollinaire, 1912)
  • Les paroles de la chanson « Façon SEX » : « Bouge ton boule ma belle » — (Tribal King, 2006)
  • Les paroles de la chanson « Tes états d’âme… Éric », comme par exemple « tes états d’âmes sont pour moi Éric comme les états d’Amérique » — (Luna Parker, 1986) mais cet exemple serait plutôt proche de l'holorime

Paronomase impliciteModifier

Il existe un type particulier de paronomase, dans lequel le rapprochement n’est qu’implicite, car seul l’un des deux paronymes est cité. En fait, celui qui est cité prend la place de l’autre, dans une phrase où c’est l’autre que l’on attend.

Par exemple dans « pour respirer un peu d’air vrai », ce n’est pas « vrai » qu’on attend, mais « frais », bien qu’il ne soit pas cité.

Dieu fasse que ma complainte aille tambour battant, lui parler de la pluie, lui parler du gros temps (et non du beau temps) dans la chanson de Georges Brassens L’Orage.

Ce procédé est la base de la contrepèterie, ainsi que d’un autre type de calembour appelé l’à-peu-près.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier