FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XIe siècle) Du latin servus (« serviteur, esclave »).

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
serf serfs
\sɛʁf\
 
Illustration médiévale de serfs au travail.

serf \sɛʁf\ ou \sɛʁ\ masculin (pour une femme, on dit : serve)

  1. (Histoire) Homme, femme attachés au domaine qu’ils cultivent moyennant redevance au seigneur qui en est le propriétaire.
    • Je suis riche, Hedwige, immensément riche, mais à la façon des seigneurs moldaves : riche de terres, de troupeaux, de serfs. Eh bien ! j’ai vendu au monastère de Hango pour un million de terres, de troupeaux, de villages. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
    • […], et la plupart d’entre eux, au XIIe siècle surtout, sont encore des serfs : dans la commune de Senlis, fondée par le roi en 1173, l’évêque a encore des mainmortables ; […]. — (Henri Sée, Les classes rurales et le régime domanial en France au Moyen Âge, p. 283, V. Giard et E. Brière, 1901)
    • Selon la coutume qui avait encore force de loi en Franche-Comté (et cela, disait Voltaire, est contradictoire avec le nom de cette province), il y avait des serfs, c'est-à-dire des gens de mainmorte, dont la condition était de ne pouvoir disposer de leurs biens et de leur personne. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, p.6)
    • Il était difficile aux juifs d’échapper à leur sort, car, étant serfs de leurs seigneurs, ils n’avaient pas le droit de se déplacer comme ils l’auraient voulu. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Les serfs travaillaient sans rémunération sur des terres appartenant à de grands propriétaires terriens. — (Louis Dubé, La sagesse du dalaï-lama : Préceptes et pratique du bouddhisme tibétain, dans Le Québec sceptique, nº 66, p. 5, été 2008)
    • Mais elles vont bientôt se courber et s’asseoir,
      Serves du champ pénible et des vives aiguilles ;
      Les vierges ne sont pas, dans les pauvres familles,
      Des colombes qu’un grain nourrit de l’aube au soir.
      — (Sully Prudhomme, Sonnet, Alphonse Lemerre, éditeur, s.d., page 120)

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

  •   serf figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : esclavage.

TraductionsModifier

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin serf
\sɛʁf\
ou \sɛʁ\

serfs
\sɛʁf\
ou \sɛʁ\
Féminin serve
\sɛʁv\
serves
\sɛʁv\

serf \sɛʁf\ ou \sɛʁ\

  1. Relatif au servage.
    • Dans ce monde de pasteurs, la femme n’a nullement la vie serve qu’elle mène dans celui de chasse et de guerre. — (Jules Michelet, Bible de l’Humanité, Calmann-lévy, 1876, p. 29)

TraductionsModifier

PrononciationModifier

Au masculin, la prononciation \sɛʁ\ est de plus en plus fréquente.


HomophonesModifier

\sɛʁ\ :

AnagrammesModifier

Voir aussiModifier

  • serf sur l’encyclopédie Wikipédia  
  • serf sur le Dico des Ados  

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

(Nom) Du latin servus.

Nom commun Modifier

serf \Prononciation ?\

  1. Serf.
    • Pur tun serf David — (Psautier d’Oxford, édition de Francisque Michel, p. 207, circa 1100-50)
    • Pur le franc home dix solz, et pur le serf vingt solz. — (lois de Guillaume le Conquérant)

Forme de verbe Modifier

serf \Prononciation ?\

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de servir.
    • Je te serf quant je puis — (Li ABC Nostre Dame, ms. 837 de la BnF, f. 171r.)

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

AnglaisModifier

ÉtymologieModifier

De l’ancien français serf.

Nom commun Modifier

serf \sɜːf\

  1. (Histoire) Serf.

SynonymesModifier

DérivésModifier

PrononciationModifier

HomophonesModifier

AnagrammesModifier