Voir aussi : Roux

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin rŭssus (« rouge, roux »). (XIIe siècle) ros, rus.

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin roux
\ʁu\
Féminin rousse
\ʁus\
rousses
\ʁus\
 
Femme aux cheveux roux.

roux \ʁu\

  1. D’une couleur proche de l’orange, souvent en parlant des cheveux. #AD4F09
    • Sous son chapeau, à bords retroussés, apparaissaient, riches et crépus, des cheveux plutôt roux que blonds […] — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. IV ; Calmann Lévy éditeurs, Paris, 1886, page 41)
    • Vingt-six à vingt-sept ans, de taille moyenne, mince, nerveux, les yeux énergiques, les cheveux roux, il a moustache rousse retombant à la gauloise. — (Jules Mary, La Pocharde, 1898, chapitre 1, Paris : chez H. Geoffroy, 1904-1905, page 7)
    • Sous sa brosse de cheveux roux, il avait l’air doré sur tranches. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 142)
    • On distingue sept teintes naturelles de cheveux, réparties, en France, selon les proportions suivantes : 50 % de cheveux châtains, 20 % de cheveux gris, 10 % de cheveux blonds et noirs, 5% de cheveux roux et 2,5% de cheveux bruns et blancs. — (Pierre Bouhanna, Soigner et entretenir ses cheveux : Les nouveaux traitements du cheveu, Alpen Éditions s.a.m., 2006, page 14)
    • Le noir et blanc de la photographie ne permet pas de voir les « yeux roux » dont fait état sa fiche d’incorporation à l’Inscription maritime de l’Aber-Wrac’h. — (Mona Ozouf, Composition française, Gallimard, 2009, collection Folio, page 57)
    • Les sièges derrière eux étaient occupés par un vieux couple qui transportait une grosse poule rousse. — (Arto Paasilinna, Moi, Surunen, libérateur des peuples opprimés, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, Éditions Gallimard (coll. Folio), 2016, chapitre 10)
  2. Qui a les cheveux roux.
    • L’une de ces filles avait les cheveux d’un roux très véhément, couleur qui est très fréquente en Espagne, où il y a beaucoup de blondes et surtout beaucoup de rousses, contre l’idée généralement reçue. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • C'est M. Lefèvre, l’ancien acteur des Variétés, qui a fait éclore un jour cette phrase dans la bouche de mademoiselle Juliette, une figurante laide et rousse qu'Odry, par antiphrase, appelait Joliette. — (Joachim Duflot, Les secrets des coulisses des théâtres de Paris: mystères, mœurs, usages, Paris : chez Michel Lévy frères, 1865, page 90)
    • C’est une couleur nette, au moins : je suis content d’être roux. […] J’ai encore de la chance : si mon front portait une de ces chevelures ternes qui n’arrivent pas à se décider entre le châtain et le blond, ma figure se perdrait dans le vague, elle me donnerait le vertige. — (Jean-Paul Sartre, La Nausée, 1938)
    • Malgré elle il lui parut beau, bien qu’il fût roux. C’était cela qui la troublait, cette chevelure de flamme, ce teint d’une blancheur laiteuse, et elle se domina pour qu’il ne comprît pas l’espèce de répulsion qu’il lui inspirait. — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 7)
  3. Fondu et cuit jusqu’à obtenir une couleur rousse en cuisine.
    • Beurre roux.

Quasi-synonymesModifier

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

Nom commun 1 Modifier

Singulier et pluriel
roux
\ʁu\

roux \ʁu\ masculin singulier et pluriel identiques

  1. Couleur rousse. #AD4F09
    • Il est d’un roux ardent, d’un vilain roux, d’un roux désagréable.
  2. (Cuisine) Préparation obtenue en faisant fondre du beurre avec de la farine, et en ajoutant un peu de liquide.
    • Faire un roux.

DérivésModifier

en cuisine

TraductionsModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier et pluriel
roux
\ʁu\

roux \ʁu\ masculin (pour une femme on dit : rousse) singulier et pluriel identiques

  1. Homme qui a les cheveux roux.
    • Un roux.
    • « Je ne peux pourtant pas le renvoyer parce qu’il est roux », se dit-elle. Elle observa ses chaussures poudreuses et supposa qu’il était venu à pied de la gare, par économie. De nouveau elle s’interrogea : « Je me demande s’il sent. Les roux sentent très fort quelquefois. Ça, je ne le supporterais pas. Je dois reconnaître que d’ici, je ne sens rien. » — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 8)

TraductionsModifier

PrononciationModifier



HomophonesModifier

Voir aussiModifier

  • roux sur l’encyclopédie Wikipédia  
  • Le thésaurus couleur en français  

RéférencesModifier