FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(XVe siècle) Du vieux norrois varask (« être sur ses gardes »)[1], apparenté à l’ancien français guarir.

Verbe Modifier

garer \ɡa.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se garer)

  1. Stationner, en parlant d'un véhicule.
    • Après avoir garé la voiture près de la gare, empruntez le GR®20 qui longe l’Agnone. En suivant le fléchage, vous parviendrez à la première cascade après 1 h de marche. — (GEOguide Corse 2018, Paris, Gallimard Loisirs, 2017)
  2. Faire entrer, mettre à l’abri dans une gare (un bateau, un train, etc.).
    • Le contrôleur a dit qu’il est censé garer le train à 7 h 55.
    • Garer un train (de chemin de fer).
  3. (Vieilli) Mettre à l'abri du danger ; préserver.
    • S'ils [les anarchistes russes qui commettent des attentats] prennent des précautions, ce n'est pas pour garer leur vie, c'est pour préserver ce qu'ils appellent « leur œuvre ». — (Tristan Bernard, Secrets d'État, chapitre XI ; Éditions Cosmopolites, collection du lecteur, Paris, s.d., page 99)
  4. (Intransitif) Se ranger sur le côté de la voie ; stationner.
    • C’est ce que tu m’avais dit dans la voiture à cent vingt à l’heure sur l’autoroute. Enfin, après que j’ai garé en t’empêchant de descendre à cent vingt à l’heure… et alors… la déontologie? — (Jean-Paul Carminati, Descendance, Jean-Claude Lattès, 2006, chapitre 14, page 169)
  5. (Pronominal) Stationner son véhicule.
    • C'était le rendez-vous des babs, des routards, des beatniks en partance pour les Indes. Les minibus se garaient en face. — (Philippe Gloaguen, Une vie de routard, Éditions Calmann-Lévy, 2006)
    • Je me gare toujours dans ce stationnement-là.
  6. (Pronominal) Se ranger sur le côté de la voie pour laisser passer un train, un bateau, une voiture et éviter un heurt.
    • Les bateaux qui montent doivent se garer vers la terre pour laisser passer les bateaux qui descendent.
    • Je me suis garé à temps : j’allais être écrasé.
    • Il s’est garé pour laisser passer le grand homme.
  7. (Pronominal) S'écarter, se mettre à l'abri pour éviter un heurt.
    • La lame de bois qui tenait encore l’arbre debout par une sorte de miracle cédait enfin, le tronc se penchait et les deux bûcherons reculaient d’un pas et le regardaient tomber, poussant un grand cri afin que chacun se gare. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
  8. (Pronominal) (Vieilli) Se préserver, se défendre de quelqu’un, de quelque chose, l’éviter.
    • C’est un fou dangereux, il faut vous en garer.
    • Se garer d’un péril.
    • Gare-toi de lui !
    • Comme le secrétaire avait, de la part de son chef, recommandé fortement à la diva de ne commettre aucune imprudence, de ne point sortir de chez elle, et de se garer des courants d’air, la Carlotta ne put s’empêcher, après son départ, de rapprocher ces recommandations exceptionnelles et inattendues des menaces inscrites dans la lettre. — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)

DérivésModifier

SynonymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier



HomophonesModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

BretonModifier

Forme de verbe Modifier

Mutation Forme
Non muté karer
Adoucissante garer
Spirante cʼharer

garer \ˈɡɑːrɛr\

  1. Forme mutée de karer par adoucissement (k > g).
    • Bez’ a zo (Bez’ ez eus) tud fall war an douar pez a garer. — (Jules Gros, Le trésor du breton parlé - Deuxième partie - Dictionnaire breton-français des expressions figurées, 1ère ed. 1970, p. 240)
      Il y a de mauvaises gens sur la terre tant qu’on veut (en grand nombre).