Étymologie

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(XIe siècle)[1] De l’ancien français achever dérivé de chief.

achever \a.ʃə.ve\ ou \aʃ.ve\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’achever)

  1. Finir une chose commencée.
    • Et d'autres lames s’abattaient sans cesse sur l’épave. La mer achevait son œuvre. Encore quelques chocs, et la coque effondrée allait disparaître dans le gouffre tourbillonnant du chenal. — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, tome 2, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 224)
    • Quand la cristallisation est achevée on sépare les cristaux de la liqueur mère qui se compose principalement d’acide oléique, on les fait recristalliser dans l’alcool à plusieurs reprises. — (J. Fritsch, Fabrication et raffinage des huiles végétales, manuel à l'usage des fabricants, raffineurs, courtiers et négociants en huiles, Paris : chez H. Desforges, 1905, page 5)
    • Le XIVe siècle […] s’achève, ainsi qu’il a préludé, se tord dans des convulsions religieuses atroces. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • Me Demange achève sa plaidoirie, dont la péroraison très sobre, très courte, mais puissante par la chaleur de l'accent et de l’élévation de la pensée, touche visiblement le cœur des juges : […]. — (Maurice Paléologue, Journal de l'Affaire Dreyfus 1894-1899 : L'affaire Dreyfus et le Quai d'Orsay, Paris : Librairie Plon, 1955, p. 260)
  2. (Acadie) Cesser quelque chose.
    • Tu as assez parlé, achève !
  3. (Sens figuré) (Familier) Consommer la ruine, la perte, le malheur (de quelqu’un).
    • Libéré des bracelets infamants, j'écoute peu le réquisitoire du ministère public, dont le Zorro commis d'office m'avait annoncé la sévérité. Le robin, qui n’a aucune considération pour l’assassin, m’achève au cours de son délire. — (Achille Ngoye, « Frère de même père même mère », dans Étonnants voyageurs : nouvelles voix d'Afrique, anthologie présentée par Michel Le Bris, Paris : Hoëbeke, 2002, p. 194)
    • Voilà de quoi l’achever.
    • Il ne lui fallait plus que cela pour achever de le perdre.
  4. (Par extension) Frapper à mort quelqu’un qui est déjà blessé.
    • Mordi ! dit-il, j’espère qu’il est mort, ou sans cela je retournerais au Louvre pour l’achever. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. IX ; Calmann Lévy éditeurs, Paris, 1886, page 101)
    • Les deux malandrins alors ont essayé de l’achever avec leurs crosses d’armes et leurs poignards. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • La flagellation avait pour fonction déterminante de « préparer » le supplice de la crucifixion. Elle supposait un abominable raffinement puisque tout l’art du bourreau consistait à châtier le condamné, sans l’achever prématurément. — (Gérard Mordillat, Jérôme Prieur, Jésus contre Jésus, Éditions du Seuil, 1999, p. 75)
  5. (Pronominal) Se finir, se terminer.
    • L’histoire s’achève sur une note optimiste.

Synonymes

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Dérivés

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Antonymes

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Achever :

S’achever :

Dérivés

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Traductions

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Prononciation

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Anagrammes

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Voir aussi

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Références

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Étymologie

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Verbe dérivé de chever, avec le préfixe a-.

achever \Prononciation ?\ transitif

  1. Venir à chef de, obtenir.
  2. Exécuter.

achever \Prononciation ?\ intransitif

  1. Venir à bout de, se tirer de.
  2. Aboutir à, être attenant à.
  3. Prendre fin.

s’achever \Prononciation ?\ pronominal

  1. Venir à bout de, se tirer de.

Dérivés dans d’autres langues

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Références

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Étymologie

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achever \aʃvə\ ou \aʒvə\, 1er groupe (voir la conjugaison) transitif (graphie ABCD)

  1. Achever.
  2. (Par extension) Mettre un terme.

Références

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