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Sommaire

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Nom commun 1) (Xe siècle) Du moyen français fils, de l’ancien français fils (cas sujet), fiz, fil, du latin fīlius (« fils, enfant »), puis « descendant » en bas-latin.
La forme actuelle représente l’ancien cas sujet de l’ancien français conservé en raison de son emploi fréquent comme vocatif et probablement aussi pour éviter la confusion avec fil.
(Nom commun 2) De l'arabe فلس, du latin follis. Voir aussi fals.

Nom commun 1 Modifier

Singulier et pluriel
fils
\fis\

fils \fis\ masculin (équivalent féminin : fille) singulier et pluriel identiques

  1. Tout être humain du sexe masculin considéré par rapport à son père et à sa mère, ou à un des deux seulement.
    • En l’année 561, après une expédition contre l’un de ses fils, dont il punit la révolte en le faisant brûler avec sa femme et ses enfants, Chlother, dans un calme parfait d’esprit et de conscience, revint à sa maison de Braine. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833–1837)
    • Premiers matins où les jeunes mères aiment leur fils, mais pas encore par amour maternel ; elles le plaignent, elles l’admirent : il sera un grand artiste : il se mariera. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
    • […] : le père de Laforgue, qui s’était depuis quelque temps consolé du refus de son fils d’entrer à Polytechnique, lui parlait d’une thèse de doctorat, après l’agrégation : […]. — (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, p.52)
  2. (Figuré) Celui qu’on regarde ou qu’on aime comme son fils.
    • L’orphelin qu’il avait protégé devint pour lui un véritable fils.
  3. Descendant de sexe masculin.
    • Jésus, fils de David.
  4. (Plus rare) (Au pluriel) Descendants directs, quel que soit leur sexe.
  5. (Familier) (Ironique) (Par plaisanterie) S'emploie couramment pour désigner son interlocuteur de façon paternaliste voire condescendante.
    • Et tout s’arrangeait ou se réglait à la danse
      L'un disait « Fils ! tu as aucune chance ».
      — (IAM, Je danse le MIA, 1994)

SynonymesModifier

DérivésModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
fils
\Prononciation ?\
fulus
\Prononciation ?\

fils \Prononciation ?\ masculin

  1. (Numismatique) Monnaie subdivisionnaire de plusieurs pays arabes.

HolonymesModifier

Apparentés étymologiquesModifier

TraductionsModifier

Forme de nom commun Modifier

Singulier Pluriel
fil fils
\fil\

fils \fil\ masculin

  1. Pluriel de fil.
    • L’eau frangeait les ramures, alourdissait les fils d’araignée, imbibait les écorces gluantes, et des feuilles tombaient, çà et là, en tournant, dans le tranquille égouttement, dans le grand calme profond. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chapitre 2, 1910)

PrononciationModifier

Note : Ce mot est un des rares exemples de mot français ayant deux prononciations.

(Nom) :

  • \fis\ : On ne prononce pas le ‹ l ›. Autrefois, le ‹ s › était aussi muet, mais sa prononciation a été restaurée entre le XVIIIe et le début du XXe siècle[1].
    • France : écouter « fils [fis] »
  • Canada : \fɪs\

(Flexion de nom) :

  • \fil\
    • (Région à préciser) : écouter « fils [fis] »
    • France (Saint-Étienne) : écouter « fils »
    • France (Saint-Étienne) : écouter « fils »
  • Canada : \fɪl\
  • France : écouter « fils »
  • France (Paris) : écouter « fils »
  • France (Paris) : écouter « fils »
  • France (Toulouse) : écouter « fils »
  • (Région à préciser) : écouter « fils [Prononciation ?] »

HomophonesModifier

(/fis/) :

(/fil/) :

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

  • fils sur l’encyclopédie Wikipédia  

Ancien occitanModifier

 

ÉtymologieModifier

(XIe siècle) Du latin filius.

Nom commun Modifier

fils masculin

  1. (Famille) Fils.

RéférencesModifier

  • Clovis Brunel, Les Plus Anciennes Chartes en langue provençale, T. I, Paris, 1926, p. 14
  • Robert Lafont, Histoire et Anthologie de la littérature occitane, T. I « L’Âge classique - 1000-1520 », Les Presses du Languedoc, 1997, Montpellier, p. 11