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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(1080) En ancien français joe, jode enfin joue.
D’origine incertaine. Une possible variante est le mot latin vultus qui exprime les traits du visage. Il peut être formé sur gauta (« jabot, gosier ») de la base prélatine gabota, gabuta (→ voir gaver) correspondant dans l’Italie du Nord avec gaulta et le catalan galta.
Autre hypothèse, une origine germanique : du proto-germanique *kawǭ qui désignait la cavité buccale et qui donna jaw (« joue » puis « mâchoire ») et chew (« mâcher ») en anglais et kieuw (« branchies ») en néerlandais.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
joue joues
\ʒu\
 
Un bisou sur la joue. (1)
 
Découpe du bœuf : n° 19 = plat de joue (3).

joue \ʒu\ féminin

  1. (Anatomie) Partie du visage de l’humain qui est au-dessous des tempes et des yeux, et qui s’étend de chaque côté du nez jusqu’au menton dont la peau ferme latéralement la bouche.
    • C’est un bel homme bien en chair, élégant en effet, quoique de massive encolure, avec de larges épaules, des joues pleines, de beaux yeux noirs caressans, […]. — (Ernest Duvergier de Hauranne, Huit mois en Amérique, Revue des deux mondes, Vol.2005, 1866, p.495)
    • Enfin, ayant réussi à se mettre sur son séant, le malheureux frotta sa joue contusionnée et rajusta le pansement qui lui enveloppait encore la tête. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 240 de l’éd. de 1921)
    • Bien protégé derrière le pare-brise, le déplacement d’air provoqué par la rotation de l’hélice m’effleurait à peine les joues. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
    • Il portait un chandail rosâtre et ses joues trop fardées tournaient au lie de vin. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • Il continuait son travail, mâchonnant de temps à autre une grosse chique qui tour à tour lui gonflait chaque joue […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  2. (Marine) Partie arrondie de la coque d’un navire qui est comprise entre le mât de misaine et l’étrave.
    • Ce vaisseau a la joue forte.
  3. (Boucherie) Pièce de bœuf, que l’on fait mijoter dans une sauce au vin.

DérivésModifier

TraductionsModifier

Forme de verbe Modifier

Voir la conjugaison du verbe jouer
Indicatif Présent je joue
il/elle/on joue
Imparfait
Passé simple
Futur simple
Subjonctif Présent que je joue
qu’il/elle/on joue
Imparfait
Impératif Présent (2e personne du singulier)
joue

joue \ʒu\

  1. Première personne du singulier de l’indicatif présent de jouer.
  2. Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de jouer.
    • Bien que l’expression espérance se trouve chez Aristote, elle ne joue cependant pas le même rôle que joue espérance dans la compréhension néotestamentaire. — (Robert Petkovšek, Le statut existential du platonisme, 2004)
    • Ou bien elles se foutent dans la Seine avec leur nouveau-né, ou bien c’est leur Jules qui joue du couteau et les surine avec son eustache. — (Émile Ajar, L’Angoisse du roi Salomon, 1979)
    • La valeur probante de la thèse se joue donc sur la gématrie. Et c’est là que le bât blesse. — (La Nouvelle revue française, 1990)
  3. Première personne du singulier du subjonctif présent de jouer.
  4. Troisième personne du singulier du subjonctif présent de jouer.
    • Et, s’il faut qu’avec elle on joue au corbillon,
      Et qu’on vienne à lui dire à son tour, qu’y met-on ?
      Je veux qu’elle réponde : « une tarte à la crème ».
      — (Molière, L’École des femmes, 1662)
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de jouer.

HomophonesModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier


RéférencesModifier