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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Date à préciser) Du mot barre et le suffixe -er.
(Dans le sens populaire se tirer), du dialectal arabe بَرَّه, barra (« tire-toi !»,« dehors ! »)[1][2][3][4].

Verbe Modifier

barrer \bɑ.ʁe\ ou \ba.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se barrer)

  1. Fermer avec une barre par-derrière ou, dans certaines régions, même en la verrouillant avec une clé.
  2. (Par extension) Fermer, obstruer un chemin, un passage.
    • Ces crêtes barrant l’horizon ressemblaient à d’anciennes falaises marines ; […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 268 de l’éd. de 1921)
    • A 11 heures, nous devons descendre au ras de la mer ; une masse nuageuse nous barre la route ; elle est beaucoup trop élevée pour être survolée. — (Jean Mermoz, Mes Vols, p. 85, Flammarion, 1937)
    • Les sables barrent l’entrée du port.
  3. (Figuré) (Par ellipse) Traverser, gêner quelqu’un dans ses projets, dans ses entreprises, lui susciter des obstacles ; barrer le chemin.
    • Cet homme me barre dans tout ce que j’entreprends.
    • On l’a barré dans ses projets.
  4. Garnir, fortifier d’une barre.
    • Barrer une table.
    • Barrer les fonds d’un tonneau.
  5. Tirer un ou plusieurs traits de plume sur quelque écrit, pour montrer qu’on ne doit pas y avoir égard, pour le biffer, l’annuler.
    • Il faut barrer ces deux lignes.
    • Barrer un compte, un article de compte.
  6. (Figuré) Écarter, exclure, ne pas retenir.
    • Il faut le barrer.
  7. (Médecine vétérinaire) Lier, afin d’empêcher une maladie de s’étendre d’une partie à une autre.
    • Barrer un vaisseau, un nerf.
  8. (Marine) Diriger un vaisseau à l’aide de la barre.
    • Vers 4 heures, j’aperçois de nouveau la terre après avoir barré toute la nuit ; je passe au petit jour près d’un destroyer américain et entre dans le port Saint-Georges. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
  9. (Québec), (Acadie), (Poitou), (Normandie), (Vendée) et (Anjou) Verrouiller, fermer à clef.
  10. (Pronominal) (Populaire) Se tirer, foutre le camp, partir.
    • Comme il avait une poule dans la même boite où que j’grattais, il m’obligeait à partir avec elle le soir […], puis il s’barrait plumer avec une autre. C’est quelque chose, hein, comme affront ! — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • Barrez-vous !

Apparentés étymologiquesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

PrononciationModifier

RéférencesModifier

  1. Aubin Rieu-Vernet, L'argot des poilus, ou, Le langage dans les tranchées, Diccionario franco-español de los términos militares, Madrid, ediciones de «La Razón», 1917, page 26
  2. Jean-Jacques Schmidt, Vers une approche du monde arabe, Dauphin, 2000, page 227
  3. Boujadi pseud., Ma première étape; journal de route d'un soldat, sud-tunisien, Paris, 1885, page 56
  4. Graciela Christ, Arabismen im Argot: ein Beitrag zur französischen Lexikographie ab der zweiten Hälfte des 19. Jahrhunderts, P. Lang, 1991, page 216

EspagnolModifier

ÉtymologieModifier

Du latin verrere (« balayer »).

Verbe Modifier

barrer \baˈreɾ\ 2e groupe (voir la conjugaison)

  1. Balayer.
  2. Balayer, éliminer.
    • Las transformaciones sociales barrieron el viejo orden.

SynonymesModifier

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

RéférencesModifier

  • « barrer », dans Diccionario de la Real Academia Española, 23e édition