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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin cacare, semblable au français faire caca, qui donne aussi les variantes régionales caguer (dérivé de l'occitan cagar (caga), même sens), caquer.

Verbe Modifier

chier \ʃje\ intransitif ou transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Intransitif) (Vulgaire) Déféquer.
    • Juron d'Héliodore, les jours fastes : – « Que le Diable te chie trente sous et à moi six francs. » — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 197)
    • – Tu sais, Charles, un petit « nonos » me suffit.
      Charles, placide :
      – Je sais, je sais. Tu manges comme un oiseau et tu chies comme une vache.
      — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 32)
    • Il aimait les plaisirs simples de la vie : monter à cru, pêcher la truite et chier au fond des bois. — (Antoine Bello, Ada, Gallimard, Collection Blanche, 2016, p. 79)
  2. (Transitif) (Vulgaire) Conchier, mépriser.
    • J’emmerde la moitié du monde et je chie sur l’autre moitié. — (Jean-Paul Sartre, La Mort dans l’âme, 1949)
  3. (Transitif) (Vulgaire) (Construit avec faire) Emmerder, embêter, ennuyer.
    • Ce qu’on peut se faire chier dans cette putain d’existence. — (Louis Aragon, Les Beaux quartiers, 1936)
    • « Les gens heureux me font chier », disait le Gros Dégueulasse de Reiser. — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 285.)
  4. (Transitif) (Vulgaire) Faire suer, en baver.
    • Je compris à cette occasion que c’est dans l’adversité, quand on en bave et qu’on en chie des tonnes, pour employer le langage délicat des bidasses, que se nouent les plus solides amitiés. — (Pierre Serra, Le Détective, l’éternité et la petite fille de l’automne, 2011)
    • Toutes les mêmes, je vous le dis, toutes ! J’ai soixante ans et depuis soixante ans elles me font chier, Debedeux ! Oui, oui, ne sourcillez pas, chier, et le mot est d’une faiblesse à vous faire douter de la prétendue richesse de la langue française. — (René Fallet, Le Beaujolais nouveau est arrivé, chapitre III, Éditions Denoël, Paris, 1975)
  5. (Intransitif) ou (Transitif) (Vulgaire) Faire, chiader, dire, envoyer.
    • Dieu n’a pas créé le monde. C’est moi qui l’ai chié. — (Jean Gillibert, Fragments des délires ou la geste mémorable du Président Schreber, in Luiz Eduardo Prado de Oliveira, Schreber et la paranoïa : le meurtre d’âme, L’Harmattan, 1996)
  6. (Intransitif) (Vulgaire) Barder.
    • - Granier ! Le commandant veut te voir. Ça va chier ! — (Elle aime ça, manuscrit.com, 2001)
  7. (Intransitif) (Vulgaire) (Québec) (Populaire) Péter, faire un pet.
    • Dis-moé pas que t’as encore chié.

SynonymesModifier

DérivésModifier

Proverbes et phrases toutes faitesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

Adjectif Modifier

Nombre Cas Masculin Féminin Neutre
Singulier Sujet chiers chiere chier
Régime chier
Pluriel Sujet chier chieres
Régime chiers

chier \Prononciation ?\

  1. Cher.
    Je mourrai bientôt, mais je me suis vendu chèrement.

Moyen françaisModifier

ÉtymologieModifier

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Verbe Modifier

chier \Prononciation ?\

  1. Chier.
    • Il n’est (dist Gargantua) poinct besoing torcher cul, sinon qu’il y ayt ordure ; ordure n’y peut estre si on n’a chié ; chier doncques nous fault davant que le cul torcher. — (François Rabelais, Gargantua, Chapitre XIII : Comment Grandgousier congneut l’esperit merveilleux de Gargantua a l’invention d’un torchecul., 1534)

RomancheModifier

ÉtymologieModifier

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Verbe Modifier

chier \Prononciation ?\

  1. (Vulgaire) Chier.

DérivésModifier

NotesModifier

Forme et orthographe du dialecte puter.

Variantes dialectalesModifier