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FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(verbe 1) (980) Du latin parare (« préparer, disposer, arranger, apprêter »).
(verbe 2) De l'espagnol parar (« arrêter »)
(verbe 3) De l'italien parare (« faire obstacle »)

Verbe 1 Modifier

parer \pa.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Préparer, apprêter certaines choses de manière à leur donner meilleure apparence, à les rendre plus belles, plus commodes, plus propres au service.
    • Ils paraient des chevaux à longue queue avec des houppes bigarrées. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
    • Les brides et les bâts des chameaux étaient tout parés de perles brillantes et de pompons multicolores. — (Out-el-Kouloub, Zariffa, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
    • Hadrien tourna en ridicule le présent de trois cents chlamydes dorées que lui fit le roi Pharasmanès en en parant des condamnés destinés à l'arène. — (Costume et société dans l'Antiquité et le haut Moyen âge, Université Paris X Nanterre-CNRS, textes réunis par François Chausson et Hervé Inglebert, Paris : éd. Picard, 2003, p. 75)
    1. (Marine) (1552) Préparer une manœuvre.
      • Parer un câble, une ancre : Préparer un câble, une ancre.
      • Parer à virer, à mouiller : Commandement de disposer tout pour virer, pour mouiller l’ancre.
    2. (Cuisine) (XIIe siècle) Préparer un aliment, le peler, en ôter les parties non comestibles.
      • Parer la viande : En ôter les peaux, la graisse.
      • Côtelette parée.
      • Il a paré sa pomme en enlevant la partie abimée.
  2. Orner ; embellir.
    • […] à la fin du mois, je pouvais apporter à ma femme, une centaine de francs, qu’elle dépensait aussitôt en pommades, en glycérine, en menus objets avec lesquels elle se parait, se maquillait, se pomponnait. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • Des oiseaux qui parent encore agréablement les rives du Nil sont les hérons. Dans le nombre, on en distingue des espèces blanches, parmi lesquelles sont le garde-bœuf et l’aigrette. — (Léon de Joannis, Campagne pittoresque du Luxor, Paris : Mme Huzard, 1835, p.153)
    • Au nez et à la barbe des habitants, le vert envahit Paris, concurrence les lumières artificielles dont le pare l'hiver et qui s'en trouvent flétries. — (Christiane Lesparre, Des nuits cousues d'or, Grasset, 1996)
  3. Ôter de la corne du pied d’un cheval pour le ferrer.
  4. Faire fermenter (du cidre, du poiré) pour lui ôter le goût douceâtre qu’il a naturellement.

se parer (Pronominal)

  1. Faire parade, parader, se vanter.
    • Se parer des vertus qu’on n’a pas.
    • Les stoïciens se paraient d’une impassibilité fastueuse.
    • Il se pare d’un vain titre.
    • C’est en vain qu’il se pare de sa noblesse, ses actions la démentent.
    • Amour, tu ne seras honoré que le jour où l’artiste représentera devant tes reposoirs deux créatures médiocres, qui, par ta magie, se parent réciproquement de toutes les beautés et qui, parce qu’elles s’adorent, se trouvent les plus admirables du monde. Amour ! Amour ! — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 300.)

Verbe 2Modifier

parer \pa.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Équitation) (1575) Retenir (un cheval).

parer intransitif

  1. (Équitation) Prendre appui, en parlant d’un cheval au galop.
    • Cheval qui pare sur les hanches.

Verbe 3Modifier

parer \pa.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (XVe siècle) Éviter un coup en l’arrêtant avec une arme.
    • La chlamyde servoit d'arme défensive lorsque l'on étoit surpris sans bouclier. On l’entortilloit alors autour du bras gauche, pour parer les coups de l'ennemi. — (Encyclopédie méthodique, ou, par ordre de matières : Recueil d'Antiquités, rédigé par Mongez, Paris : chez H. Agasse, an XII, p. 25)
  2. (Vieilli) Défendre, protéger quelqu’un.
    • Je suis bien paré contre le froid.
  3. (Marine) (1552) Éviter.
    • Parer un abordage.
    • (Spécialement) Parer un cap : Le doubler.
  4. (Transitif indirect) (1625) Parer à : Se protéger de, faire face à. Remédier ; obvier.
  5. Se prémunir.
    • Parer au plus pressé : S’occuper des problèmes les plus urgents.

SynonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

RéférencesModifier

Ancien françaisModifier

ÉtymologieModifier

Du latin parare.

Verbe Modifier

parer \Prononciation ?\

  1. Préparer, parer.
    • En mi la sale ad fait sun lit parer — (La Chanson de Guillaume, édition de Stearns Tyler, vers 2862)

AnglaisModifier

ÉtymologieModifier

Dérivé du verbe pare (« éplucher, peler ») avec le suffixe -er.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
parer
\ˈpɛəɹɚ\
parers
\ˈpɛəɹɚz\

parer \ˈpɛəɹɚ\

  1. (Cuisine) Épluche-légumes.

BretonModifier

Forme de verbe Modifier

Mutation Forme
Non muté parer
Adoucissante barer
Spirante farer

parer \ˈpɑːrɛr\

  1. Impersonnel du présent de l’indicatif du verbe parañ.

CatalanModifier

 

ÉtymologieModifier

Du latin parēre.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
parer
[pəˈɾɛ]
parers
[pəˈɾɛs]

parer [pəˈɾɛ], [pəˈɾeɾ] masculin

  1. Avis, opinion, impression.
    • Entre les pies,
      sperituals
      e corporals,
      l’obra millor
      de més amor
      e ben voler,
      a mon parer
      és doctrinar,
      dar exemplar
      e bon consell
      al qui novell
      en lo món ve.
      — (Jaume Roig, Espill, préface, Ire partie)

SynonymesModifier

PrononciationModifier

InterlinguaModifier

ÉtymologieModifier

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Verbe Modifier

parer \pa.ˈrɛr\ (voir la conjugaison)

  1. Paraître.