Voir aussi : cavalièr

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

Emprunté à l’italien cavaliere (même sens), dérivé du bas latin caballarius (« écuyer ») (terme qui a donné en français chevalier), issu de caballus (« cheval »).

Nom commun 1 Modifier

Singulier Pluriel
cavalier cavaliers
\ka.va.lje\
 
Cavalier français de 1799 (1, 2).

cavalier \ka.va.lje\ masculin (pour une femme, on dit : cavalière)

  1. (Équitation) Celui qui monte à cheval.
    • Un instant le cheval et le cavalier s’enfoncèrent dans un ravin, puis bientôt reparurent de l’autre côté, suivant à travers la plaine un chemin qu’ils semblaient bien connaître tous deux. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
    • Lundi 1er août, une centaine de cavaliers et meneurs avec leurs chevaux, vététistes et attelages, ont emprunté les chemins vététistes, équibreizh ou communaux. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, pages locales, page 4)
    • Accompagné de trois cavaliers, il approchait de Troyes : avec sa monture, il y avait donc quatre chevaux. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Nous admirions des choses nouvelles, […]. Des cavaliers à burnous flottant galopaient sur des chevaux merveilleux. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 112, Hartmann, 1937)
  2. Celui qui sert dans la cavalerie militaire.
    • Après Alexandre, on chargea la cavalerie d’armes défensives; on donna aux cavaliers de lourdes cuirasses en écailles, puis des cuissarts et des gantelets, et aux chevaux des frontaux et des garde-flancs. — (Encyclopédie des gens du monde, Volume 5, 1835)
    • L’escorte placée sous mes ordres n’était que de vingt-huit fantassins de la Légion et trente-sept cavaliers, chasseurs d’Afrique et spahis. — (Pierre-Napoléon Bonaparte, Un mois en Afrique, 1850)
    • Notre arsenal se compose du Winchester et du sabre d’ordonnance de notre cavalier d’escorte, d’un fusil de chasse à deux coups, un « idéal » de la manufacture de St-Étienne, […] et d’un bon revolver tirant des balles cal. 450 que je porte à la ceinture. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 45)
    • En 1223, première alerte. Du Caucase dévale une nuée de cavaliers. — (René Cagnat et Michel Jan, Le milieu des empires, Robert Laffont, 1981, page 115)
  3. Partisan de Charles I d’Angleterre pendant la guerre civile anglaise de 1642.
    • C’est le début de la guerre civile entre les Cavaliers (royalistes aux cheveux longs et bouclés) et les Têtes rondes (puritains au crâne rasé).
  4. (Danse) Homme qui accompagne une femme ou qui danse avec elle.
    • Donner la main à son cavalier.
    • Servir de cavalier à une dame, être son cavalier, lui donner le bras dans une réunion, la faire danser dans un bal.
  5. Jeu de cour d’école, dans lequel certains enfants jouent le rôle de « cavaliers », les autres de « chevaux ».
    • Nous jouions à la balle aux chasseurs, aux cavaliers et comme dit Alain-Fournier dans le Grand Meaulnes, « les chevaux étaient les grands chargés des plus jeunes sur les épaules » ou sur le dos. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 24)
  6. (En particulier) (Militaire) (Canada) Désignation du grade d’un membre d’un régiment blindé et du régiment The Queen’s York Rangers détenant le grade de soldat[1].

SynonymesModifier

Quasi-synonymesModifier

Celui qui monte à cheval :

DérivésModifier

Apparentés étymologiquesModifier

Proverbes et phrases toutes faitesModifier

HyponymesModifier

Vocabulaire apparenté par le sensModifier

TraductionsModifier

Nom commun 2Modifier

Singulier Pluriel
cavalier cavaliers
\ka.va.lje\
 
Un cavalier (3) en place.
 
Cavalier (5) blanc d’un jeu d’échec.
 
Un cavalier. (9)

cavalier \ka.va.lje\ masculin

  1. (Militaire) Fortification en retrait du corps principal et qui le domine.
    • Le cavalier est destiné à donner une allonge plus importante à l’artillerie. Elle peut ainsi obliger l’assiégeant à débuter de plus loin ses travaux d’approche, gagnant ainsi du temps. — (Cavalier (fortification) sur l’encyclopédie Wikipédia  )
  2. (Militaire) Promontoire de terre (ou tabouret à quatre pieds) situé en arrière des fortifications et qui permet de voir par-dessus celles-ci.
  3. (Électricité) Pièce en forme de U reliant électriquement deux points.
  4. Clou à deux pointes, en forme de U, servant à fixer les fils et câbles.
  5. (Échecs) Pièce du jeu d’échecs, qui peut se déplacer tout autour de lui, uniquement en avançant de deux cases de l’échiquier en ligne droite plus une de côté.
    • Il faut que le roi se déplace quand le cavalier lui donne échec.
    • On ne couvre pas l’échec du cavalier.
  6. (Imprimerie) Format de papier, intermédiaire entre le carré et le raisin.
  7. Butée dans une machine à écrire ou le long d’une route, d’un canal, etc.
  8. (Mécanique) Pièce mécanique qui entoure une tige.
    • La broche est supportée, à sa partie inférieure, par un cavalier c glissant sur une tige de support t ; le cavalier est relié par une corde […] à un contrepoids. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
  9. (Manutention portuaire) Portique automoteur sur roues permettant de soulever et de déplacer des conteneurs maritimes, également appelé chariot cavalier.
    • Chaque brique (container) est arrimée, puis soulevée et déplacée au moyen d’un portique haut comme un immeuble. Une fois au sol, elle est désarrimée, puis transportée par un cavalier, un véhicule de manutention, qui la dépose à l'endroit choisi, défini par GPS.— (Denis Peiron, Avec Albert Londres, prendre le large à Marseille, journal La Croix, 13-14 juillet 2016, page 9)
    • Précisément, le feu a pris sur un cavalier portuaire, machine servant à charger et décharger les containers, situé au niveau du jalonnement 3055. — (Marie-Charlotte Nouvellon, ''Un cavalier transportant des containers prend feu sur le port du Havre, actu.fr/normandie, 16 décembre 2021)
    • Il a reconnu avoir été sollicité par une personne qu’il a refusé de nommer, afin de trouver un cavalier (un portique qui sert à soulever les conteneurs) pour déplacer un conteneur dans lequel avaient été cachés 119 kilos de cocaïne. — (Yves Bordenave, Cocaïne : un réseau de trafiquants au port du Havre devant la justice, lemonde.fr, 9 janvier 2023)
  10. Pièce dont l'extrémité supérieure est de couleur ou référencée par une lettre ou un chiffre pour permettre le classement de documents. Par extension nom donné aux pièces numérotées placées sur les scènes de crimes pour signaler l'emplacement d'indices.
  11. (Marketing) Suremballage publicitaire en carton sur un produit.
    • Les cavaliers se placent en dessus de vos emballages (sachets, sacs plats, étuis plié). C'est souvent le meilleur moyen d'augmenter la visibilité de vos produits dans les rayons des magasins. Ces emballages en carton, permettent de mettre en avant votre marque avec un design adapté à votre produit — (Packing Dispatch)
  12. (Coutellerie) Petit couteau pliant à plusieurs lames.
  13. Dans le bassin minier du nord de la France et de Belgique, voie ferrée construite sur un terril plat pour relier les puits de mine entre-eux.
  14. Synonyme de cavalier king Charles spaniel.

SynonymesModifier

DérivésModifier

HolonymesModifier

TraductionsModifier

Adjectif Modifier

Singulier Pluriel
Masculin cavalier
\ka.va.lje\
cavaliers
\ka.va.lje\
Féminin cavalière
\ka.va.ljɛʁ\
cavalières
\ka.va.ljɛʁ\
 
Vue cavalière de la Cité de Carcassonne par Eugène Viollet-le-Duc

cavalier \ka.va.lje\

  1. (Hippologie) Qui a trait au cheval.
  2. Qui est affecté au passage des gens à cheval.
  3. Dégagé, libre, aisé.
    • Le matin surtout, après mon réveil, je m’abîme en conjectures craintives, en supputations décourageantes. Le soir, vers onze heures ou minuit, j’ai à la fois des vues plus amples, une volonté plus cavalière, un détachement de la vie qui se tourne en mépris du risque. Par malheur, je ne prends mes résolutions que le matin ; c’est un principe. — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 29)
    • Avoir l’air cavalier, la mine cavalière.
    • Prendre des airs cavaliers.
  4. (Par extension) (Péjoratif) Hautain ; vexant ; brusque ; insultant ; inconvenant ; sans gêne.
    • La lampe éteinte, Félicité ne put dormir. Les yeux fermés, elle faisait de merveilleux châteaux en Espagne. Les vingt mille francs de rente dansaient devant elle, dans l’ombre, une danse diabolique. Elle habitait un bel appartement de la ville neuve, avait le luxe de M. Peirotte, donnait des soirées, éclaboussait de sa fortune la ville entière. Ce qui chatouillait le plus ses vanités, c’était la belle position que son mari occuperait alors. Ce serait lui qui paierait leurs rentes à Granoux, à Roudier, à tous ces bourgeois qui venaient aujourd’hui chez elle comme on va dans un café, pour parler haut et savoir les nouvelles du jour. Elle s’était parfaitement aperçue de la façon cavalière dont ces gens entraient dans son salon, ce qui les lui avait fait prendre en grippe. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 104)
    • Que disions-nous, déjà ? La mairie de Paris, c'est ça. Et bien, la mairie de Paris se contenta de m'indiquer les coordonnées d'une société de dépigeonnage et me raccrocha au nez sans autre forme de procès. Cavalière, cette attitude, vous en conviendrez. — (Pierre Latil, Le vieux schnock: nouvelle noire, Ska Éditions (Noire sœur), 2015, chapitre 4)
    • D’autres, par contre, ne se sont pas gênés pour me traiter de façon cavalière, en insinuant que je ne connaissais rien et beaucoup plus. Je vous fais grâce des termes disgracieux employés. — (Julien Cabana, Côtes-à-côtes avec cabine: des précisions tardives qui changent tout, Le Journal de Québec, 9 février 2021)
  5. (Géométrie) En projection oblique.
    • Une vue cavalière du château et de la barbacane restaurés, que nous donnons ci-après, figure 15, présente l’ensemble de ces ouvrages. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Les élèves doivent être capables de représenter en perspective parallèle (dite aussi cavalière) une configuration simple et d’effectuer des constructions sur une telle figure. — (Bulletin officiel de l’Éducation nationale numéro 30 du 23 juillet 2009)

Quasi-synonymesModifier

DérivésModifier

TraductionsModifier

PrononciationModifier

AnagrammesModifier

Modifier la liste d’anagrammes

Voir aussiModifier

Pièces des échecs en français
           
roi dame
reine
fou cavalier tour pion

RéférencesModifier

SourcesModifier

  1. cavalier sur Termium Plus, 15 février 2022.

Ancien occitanModifier

ÉtymologieModifier

Du latin caballarius. À comparer avec l’ancien français chevalier.

Nom commun Modifier

cavalier \Prononciation ?\ masculin

  1. Cavalier.
    • En totas res semble ben cavalier — (Peire Vidal, Drogoman seiner)
      En toutes choses, je me montre chevalier (traduction de Paul Meyer, 1873)

RéférencesModifier

AnglaisModifier

ÉtymologieModifier

Du moyen français cavalier.

Nom commun Modifier

Singulier Pluriel
cavalier
\ˌkæ.və.ˈlɪə\
cavaliers
\ˌkæ.və.ˈlɪəz\

cavalier \ˌkæ.və.ˈlɪə\

  1. Cavalier.

Adjectif Modifier

Nature Forme
Positif cavalier
Comparatif more cavalier
Superlatif most cavalier

cavalier \ˌkæ.və.ˈlɪə\

  1. Indifférent, cavalier.
    • Some cavalier manners.
      Des manières cavalières.

PrononciationModifier