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Visuellement confondus : а̀ (cyrillique)
Voir aussi : А, a, Α, A, a, Á, á, À, Â, â, Ä, ä, Å, å, Ā, ā, Ă, ă, , , , , Ą, ą, Ą́, ą́, , , Ⱥ, , a', , aꞌ, ’a, ’ā, ʻa, ʻā, ª, , , @, a., a-, a+, -a, , , , , , , ą̊, , 𝐀, 𝐚, 𝐴, 𝑎, 𝑨, 𝒂, 𝒜, 𝒶, 𝓐, 𝓪, 𝔄, 𝔞, 𝕬, 𝖆, 𝔸, 𝕒, 𝖠, 𝖺, 𝗔, 𝗮, 𝘈, 𝘢, 𝘼, 𝙖

Sommaire

CaractèreModifier

Minuscule Majuscule
à À

à

  1. Lettre minuscule latine a accent grave. Unicode : U+00E0.

Voir aussiModifier

  • à sur l’encyclopédie Wikipédia  

RéférencesModifier

FrançaisModifier

ÉtymologieModifier

(Préposition) (Fin IXe siècle) Du moyen français à, de l’ancien français a, du latin ad (« dans la direction de, vers ») et du latin ab (« de, du côté de, loin de, depuis, par, contre »).[1]

Lettre Modifier

Minuscule Majuscule
à À
\a ak.sɑ̃ ɡʁav\
(a accent grave)

à \a ak.sɑ̃ ɡʁav\ masculin invariable

  1. A accent grave (minuscule).

NotesModifier

Cette lettre s’écrit avec un accent grave pour la distinguer de son homophone a. On l’utilise pour à, çà, , deçà, delà, déjà, holà, voilà.
Selon les codes typographiques ou les contraintes techniques, l’accent peut être présent ou non lorsque la lettre est en majuscule. D’après l’Académie française, l’accent a « pleine valeur orthographique » et par conséquent, il convient, « en bonne typographie, [d’]utiliser systématiquement les capitales accentuées. »[2]

Préposition Modifier

à \a\

  1. Introduit un complément circonstanciel de lieu.
    1. avec déplacement vers l’endroit cité
      • Je vais à la plage.
      • Arriver à bord.
      • Il vient à nous.
      • Tournez à droite, puis à gauche.
      • J’irai jusqu’à tel endroit.
      • La route de Paris à Versailles.
    2. sans déplacement
      • Il commence avec l'installation au pouvoir, tant à Ottawa qu’à Québec, du parti libéral de Wilfrid Laurier. — (Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec: 1896 à 1960, tome 4, Septentrion, 1995)
      • Mettre pied à terre.
      • Conseiller à la Cour de cassation.
      • Avocat à la Cour d’appel de Paris.
      • Travailler à la mairie.
  2. Introduit un complément circonstanciel indiquant la provenance.
    • Puiser de l’eau à une fontaine.
    • Prendre à un tas.
    • La poésie grecque commence à Homère.
  3. Introduit un complément circonstanciel de temps.
    • À la nuit, on apprit que la division de Forton avait eu un engagement sérieux, du côté de Mars-la-Tour. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, p.184, 86e éd., Plon-Nourrit & Cie)
    • Il se termine avec la mort de Maurice Duplessis, à l'aube de ce qu'on appelle la Révolution tranquille. — (Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec: 1896 à 1960, tome 4, Septentrion, 1995)
    • Les cloches sonnent à midi.
    • À ma mort, il héritera de cette maison.
    • À la troisième sommation, ils se retirèrent.
    • Louer à l’année.
    • À bientôt.
  4. Introduit un complément circonstanciel de manière.
    • Ils sont partis à l’anglaise.
    • Aller à la débandade.
    • À la hâte.
    • À l’improviste.
    • À merveille.
    • À la légère.
    • À la diable.
  5. Introduit un complément circonstanciel de moyen, et peut se remplacer par « au moyen de ».
    • Pêcher à la ligne.
    • Jouer à la paume.
    • Se battre à l’épée, au pistolet.
    • Mesurer à l’aune, au mètre.
    • Dessiner à la plume.
    • Tracer au crayon, au compas.
    • Travailler à l’aiguille. On dit de même par ellipse Des bas à l’aiguille, au métier, etc.
  6. Introduit un complément circonstanciel d’agent. Dans ce cas, à équivaut à par ou de.
    • Et vous me dites que votre mère – une vraie musicienne, elle, j’en suis sûre – a fait acheter à votre père un piano exprès pour vous ? — (Assia Djebar, Nulle part dans la maison de mon père, Babel, page 140)
    • J’ai bien entendu dire tout à l’heure à une dame que vous aviez une fièvre cérébrale. — (George Sand, Le Secrétaire intime, La Bibliothèque électronique du Québec, page 177)
  7. Introduit un complément d’attribution.
    • Ce livre est à moi.
    • Cette ferme appartient à mon père.
    • Rendez à César ce qui est à César.
    • Il a un style, une manière bien à lui.
    • Donner une bague à quelqu’un.
    • J’ai prêté ce livre à mon frère.
    • Enseigner la géographie à un enfant.
  8. Introduit un complément d’objet indirect.
    • Écrire à son ami.
    • Obéir à la loi.
    • Il demande à sortir.
  9. Suivi d’un nombre, indique une action faite conjointement par plusieurs personnes.
    • Louer une maison à trois.
    • Être à deux de jeu.
  10. Introduit un complément du nom,
    1. indiquant la destination ou l’usage.
      • Moulin à farine.
      • Pot à eau.
      • Maison à vendre.
      • Chambre à coucher.
      • Vache à lait.
      • Prendre quelqu’un à témoin.
    2. indiquant l’accompagnement, et peut se remplacer par « avec ».
      • Table à tiroir.
      • Canne à épée.
      • Voiture à deux roues.
      • Clou à crochet.
    3. indiquant la possession
      1. devant un pronom.
        • C’est un ami à moi.
      2. familièrement, devant un nom. En langage plus soutenu, on utilise la préposition de.
        • Ça, c’est la maison à mon père.
        • Tu vois qui c’est, la sœur à Marion ?
        • La femme au cordonnier, elle m’a acheté dix litres de lait aujourd’hui.
  11. Introduit une locution adverbiale
    1. comme synonyme de selon, suivant.
      • À mon gré.
      • À sa fantaisie.
      • À sa manière.
      • À mon choix.
      • À votre avis.
      • À ma gauche.
      • À leur jugement.
      • Chapeau à la mode.
      • Habit à ma taille.
      • Parler à son tour.
      • Marcher à son rang.
      • À la rigueur, on pourrait admettre cette opinion.
      • À votre compte, je serais votre débiteur.
      • À ce que je crois, vous voulez partir.
      • Boire à sa soif.
      • Manger à sa faim.
      • Dieu fit l’homme à son image.
      • Il voulut, à l’exemple de son père… à la vérité, à plus forte raison, etc.
    2. pour indiquer un prix.
      • Dîner à trente francs par tête.
      • Emprunter à gros intérêts.
      • Placer ses fonds à cinq pour cent.
      • Les places sont à dix francs.
      • Acheter du drap à vingt francs le mètre.
      • Vendre à bon compte.
      • Donner une marchandise à vil prix, à bon marché, etc.
      • Vivre à peu de frais.
    3. pour introduire un infinitif.
      • À le voir, on juge de son état. → En le voyant, on juge de son état.
      • À le bien prendre.
      • À tout prendre.
      • À voir les choses de sang-froid.
      • À compter de ce jour.
      • À partir de telle époque.
      • À dire la vérité, à vrai dire, à parler franc, à ne rien dissimuler → pour dire la vérité
      • À l’en croire, à l’entendre → S’il faut l’en croire.
      • À ne considérer que telle chose → En ne considérant que telle chose ou Si on ne considère que telle chose.
    4. pour compléter un adjectif.
      • Facile à dire. → que l’on dit facilement
      • Bon à manger. → que l’on mange avec plaisir
    5. pour compléter un nom avec le sens de capable de, qu’il faut, que l’on peut.
      • Vin à boire → vin bon à boire.
      • C’est un ouvrage à recommencer → qu’il faut recommencer.
      • C’est un avis à suivre → qu’il faut suivre.
      • C’est un homme à récompenser.
      • C’est un livre non seulement à lire, mais à relire souvent.
      • C’est une affaire à vous perdre → qui pourra vous perdre.
      • C’est un procès à n’en plus finir.
      • C’est un conte à dormir debout → que l’on ne peut pas croire.
      • Il est homme à se fâcher → capable de se fâcher.
      • Cette place est à prendre.
      • C’est un homme à pendre.
  12. Devant le pronom relatif qui, sert à former des locutions elliptiques qui expriment une sorte de rivalité, de concurrence.
    • Ils dansaient à qui mieux mieux.
    • C’est à qui ne partira point.
    • Tirons à qui fera, à qui jouera le premier.
    • Ils s’empressaient à qui lui plairait davantage.
    • Disputer à qui obtiendra une faveur.
  13. Dans certaines phrases elliptiques, marque la consécration ou le renvoi à une personne.
    • À Dieu très bon et très grand.
    • Hymne à Vénus.
    • À Monsieur le Ministre des finances…
    • À moi ! À l’assassin ! Au secours !
  14. S’emploie dans quelques locutions elliptiques servant à désigner par son enseigne un hôtel ou un magasin.
    • Au Cheval blanc.
    • À la Boule d’or.
  15. Dans l’expression avoir à, signifie devoir.
    • Le temps que j’ai à vivre → pendant lequel je dois vivre.
    • L’argent que j’ai à dépenser → que je peux ou que je dois dépenser.
  16. Avec certains verbes, forme une ellipse de quelque chose à.
    • Verser à boire.
    • Il n’a pas à manger.
    • Il ne trouve pas à s’occuper.
    • Il y aurait à craindre.
    • Trouver à redire.
    • Il n’y a pas à balancer.
    • N’avoir rien à répliquer, ne trouver rien à répondre, ne trouver rien à redire.
  17. Placé entre deux noms répétés,
    1. indique l’opposition, et prend le sens de « contre ».
      • Dos à dos.
      • Corps à corps.
      • Face à face.
    2. indique la succession ou la progression, et prend le sens de « après ».
      • Goutte à goutte → l’une après l’autre.
      • Démonter une pendule pièce à pièce.
      • Pas à pas.
      • Mot à mot.
      • Sou à sou.
      • Peu à peu.
      • Deux à deux.
  18. Entre deux nombres ou deux grandeurs, exprime une approximation ou un intervalle.
    • Cinq à six lieues.
    • Vingt à trente personnes.
    • Quinze à vingt francs.
  19. Jusqu’à.
    • Il est amoureux à la folie.
    • Je suis malade à garder le lit.
    • Souffrir à crier.
  20. Introduit des locutions diverses.
    • Il en est plus à craindre.
    • Il n’en est que plus à estimer.
    • Vous n’avez qu’à parler, qu’à vouloir, etc.
    • Cela n’est pas à dédaigner → on doit en tenir compte.
    • Je suis encore à savoir comment… → J’ignore comment…
    • Je suis ici à l’attendre.

NotesModifier

  1. Lorsque à précède l’article défini le ou les, il se contracte respectivement en au ou aux.
  2. Pour la définition 18, lorsque l'intervalle est impossible, il faut se garder d'employer à au lieu de ou.
    • (Forme fautive) Deux à trois personnes.
    • (Forme correcte) Deux ou trois personnes.

DérivésModifier

TraductionsModifier

Traductions à trierModifier

Pronom personnel Modifier

à \a\

  1. (Québec) (Familier) Elle.
    • — Pourquoi qu'à m'en veut, dit-il, avec une larme dans le coin de l'oeil, j'y ai rien fait, moé? — (Rodolphe Girard, Marie Calumet, Montréal, 1904, ch. X)

Variantes orthographiquesModifier

PrononciationModifier

  • \a\
    • France : écouter « à [a] »
    • France : écouter « à [a] »
    • France (Toulouse) : écouter « à [a] »
  • \ɑ\
    • France (Massy) : écouter « à [ɑ] »
    • Suisse (canton du Valais) : écouter « à [ɑ] »
    • France (Vosges) : écouter « à [ɑ] »

HomophonesModifier

ParonymesModifier

RéférencesModifier

  1. Emmanuèle Baumgartner et Philippe MénardDictionnaire étymologique et historique de la langue française, Paris, Livre de Poche, 1996
  2. Site web de l’Académie française, page « Questions de langue », paragraphe « Accentuation des majuscules ».

AllemandModifier

ÉtymologieModifier

Du français à.

Préposition Modifier

à \a\

  1. Par, à raison de, à.
    • 3 Kisten à 20 Stück.

AngevinModifier

ÉtymologieModifier

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Préposition Modifier

à \Prononciation ?\

  1. De (pour marquer la possession).

RéférencesModifier

  • Charles Ménière, Glossaire angevin étymologique comparé avec différents dialectes, Lachèse et Dolbeau, Angers, 1881, p. 193 à 199, p. 201 → [version en ligne]

CorseModifier

Forme de verbe Modifier

à \Prononciation ?\

  1. (Corse du Sud) Deuxième personne du singulier du présent de l'indicatif de avè.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l'indicatif de avè.

SynonymesModifier

RéférencesModifier

  • avè sur Cunghjugatori corsu

GalloModifier

ÉtymologieModifier

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Adjectif démonstratif Modifier

Invariable
à
\Prononciation ?\

à (graphie francisante)

  1. Variante de a.

DérivésModifier

Préposition 1 Modifier

Invariable
à
\Prononciation ?\

à (graphie francisante)

  1. De (marque la possession).

Préposition 2Modifier

Invariable
à
\Prononciation ?\

à (graphie francisante)

  1. En (marque un lieu). Note d’usage : spécifiquement dans à bas.

RéférencesModifier

Moyen françaisModifier

Préposition Modifier

à \Prononciation ?\

  1. (Vers 1535) Variante de a.

Dérivés dans d’autres languesModifier

  • Français : à

RéférencesModifier

PicardModifier

 

ÉtymologieModifier

Du latin ad et ab.

Préposition Modifier

à \a\

  1. À, au.

RéférencesModifier

SuédoisModifier

ÉtymologieModifier

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Préposition Modifier

à \Prononciation ?\

  1. À — Pour indiquer un prix.
    • Han köpte tre äpplen à 2 kronor.
      Il a acheté trois pommes à 2 couronnes.
  2. À — Entre deux nombres ou deux grandeurs, exprime une approximation ou un intervalle.
    • Kvinnor på 25 à 26 år.
      Femme de 25 à 26 ans.

RéférencesModifier

  • Cet article utilise des informations de l’article du Wiktionnaire en suédois, sous licence CC-BY-SA-3.0 : à.

VietnamienModifier

ÉtymologieModifier

Étymologie manquante ou incomplète. Si vous la connaissez, vous pouvez l’ajouter en cliquant ici.

Interjection Modifier

à \a˧˨\

  1. (Rare) Se précipiter.
    • Lũ trẻ à vào vườn.
      Les gosses se précipitent dans le jardin.
  2. (Marquant la joie ou l’étonnement) Ah !, Oh !
    • À! Vui quá!
      Oh ! Que c’est gai !
  3. (Marquant une subite réminiscence) Tiens !, tenez !
    • À! Tôi quên báo cho anh một tin.
      Tiens ! J’ai oublié de t’annoncer une nouvelle.
  4. (Particule interrogative, utilisée en fin de phrase) N’est-ce pas ?, Hein ?
    • Mày không muốn nói à?
      Tu ne veux pas parler, n’est-ce pas ?

PrononciationModifier

ParonymesModifier

RéférencesModifier